Jeunesse et Internet : Un adolescent sur cinq croit tout ce que dit Google

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Par Henri le

La publicité sur Internet n’est pas toujours clairement définie. Et de nombreux jeunes internautes au Royaume-Uni n’arrivent pas à faire la différence avec une recherche classique.

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Les enfants et adolescents d’aujourd’hui ont beau être des « digital native », c’est à dire des jeunes ayant grandi dans un environnement numérique, cela ne veut pas dire qu’ils ont la faculté de déceler ce qui est vrai ou pas. Et de nombreux publicitaires jouent sur cette confusion.

C’est ce qu’a mis en lumière Ofcom, un site anglais qui s’occupe de réguler les médias, dans leur dernière étude. Le constat est alarmant : selon eux, 20 % des jeunes âgés de 12 à 15 ans estiment que le résultat d’une recherche Google est forcément vrai. Pire encore, un tiers de ces mêmes jeunes n’étaient pas capables d’identifier des résultats publicitaires après une recherche sur Google, bien que ces derniers affichent une case orange avec le mot « Ad » (publicité).

Dans un des tests, on montrait à des enfants âgés de 8 à 15 ans la première page de Google après une recherche pour des chaussures de sport. Bien que les annonces publicitaires soient clairement labellisées comme telles, seulement 16 % des 8/11 ans et 31 % des 12/15 ans ont remarqué que les deux premiers résultats étaient des liens publicitaires.

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Cette étude portait sur 1379 interviews de parents et d’enfants chez eux, afin de mieux comprendre comment les esprits plus jeunes réagissent devant Internet. Le site s’est également intéressé à la manière dont les parents protègent leurs bambins des contenus inappropriés qu’ils rencontrent en ligne.

Bien que les gouvernements poussent les fournisseurs d’accès à mettre en avant une protection parentale, 56 % des parents seulement se disent au courant du service. Parmi les interrogés, seuls 26 % des foyers utilisent ce genre de filtres. Le nombre d’enfants qui croient tout ce qu’ils voient sur les réseaux sociaux a également doublé depuis 2014, en passant de 4 à 8 %. Des chiffres inquiétants lorsque l’on sait qu’ils sont très souvent utilisés par des « experts » autoproclamés en tout genre.

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La publicité sur YouTube est également dans le viseur de l’enquête, et le résultat laisse entendre que les youtubeur ont encore un bel avenir devant eux. Seulement 47 % des 12/15 ans seraient au courant que les vloggers sont souvent payés pour faire la promotion de produits ou services.

James Thickett, directeur de la recherche chez Ofcom, a d’ailleurs souligné que ces résultats montraient que les enfants « avaient encore besoin d’aide » pour maitriser le monde en ligne. L’étude va d’ailleurs plus loin, puisqu’elle essaye de savoir si Internet permet à ces jeunes utilisateurs d’être vraiment eux même, ou s’il altère la perception de leur identité.

Bilan mitigé, puisqu’un tiers estime que leur profil reflète qui ils sont, un autre pense qu’une personne renvoie une image différente une fois en ligne, alors que le dernier tiers n’était « pas sur ». Une majorité d’entre eux pensent en revanche que les gens réagissent différemment derrière leur écran que dans la vraie vie.

Des chiffres qui doivent en tout cas nous faire réfléchir sur l’accès des plus jeunes à Internet.

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