La Chine veut fabriquer ses propres smartphones sécurisés sans technologie US

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Par Elodie le

Après avoir réclamé les clés de chiffrement des produits US et étrangers de firmes souhaitant commercer sur son territoire, la Chine entend fabriquer ses propres smartphones sécurisés, vierges de toutes technologies US et donc de backdoors potentielles.

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crédits : David Gray / Reuters

Les révélations d’Edward Snowden ont mis à jour la (trop) grande curiosité de l’agence de sécurité nationale américaine, la NSA. Lorsqu’elle ne profitait pas faille zero day, celle-ci en installait dans les produits US exportés ci et là aux États-unis ou à travers le monde (puces, ordinateurs, clé USB, etc.) afin d’avoir le monde à portée d’oreilles.

Depuis, Apple mais aussi Google assuraient mettre le chiffrement de bout-en-bout au cœur de leur système, notamment avec iOS8 pour la firme à la pomme.

Un appel du pied non dissimulé à la Chine, dans le but de rassurer l’Empire du Milieu, marché colossal pour toute entreprise de télécommunications, le 2e mondial pour Apple. Après des « tests de sécurité rigoureux » effectués sur l’iPhone 6, le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information autorisait la commercialisation du dernier iPhone en Chine.

Si les agences gouvernementales américaines ont entamé un véritable bras de fer avec la Silicon Valley sur le sujet, la Maison Blanche s’est récemment prononcée pour le chiffrement des communications.

Dans le doute, la Chine préfère néanmoins se passer des technologies américaines pour équiper ses agences gouvernementales. Le Wall Street Journal rapporte ainsi que « la Chine cherche à construire ses propres smartphones sécurisés, dans le but de préserver ses terminaux de la surveillance US ».

À cette fin, deux entreprises d’État, ZTE et Alibaba, sont à pied d’œuvre avec d’autres entreprises technologiques pour développer un nouveau système d’exploitation mobile « en interne », dans ce qui semble être une volonté de plus de forger une industrie de haute technologie chinoise exempte de toute technologie étrangère et plus encore américaine.

Néanmoins, un téléphone 100 % ne signifierait pas pour autant 100 % sécurisé. Mais dans un marché des télécommunications où Apple représente l’un des téléphones les plus vendus et Android (Google) le premier système d’exploitation utilisé, les autorités chinoises semblent décider à renverser la vapeur à leur avantage, avec les conséquences économiques qui vont avec.

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