[Vidéo] Facebook fait-il vraiment mieux que YouTube ?

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Par Elodie le

Facebook souhaite devenir un acteur incontournable de la vidéo en laissant YouTube dans son sillage. Le réseau social a-t-il les moyens de ses ambitions ? Le veut-il vraiment ?

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Facebook parait clair sur ses ambitions et les affiche : le réseau social entend dépasser YouTube en terme de plateforme de vidéo privilégiée des internautes et met tous les moyens de son côté à grand renfort de fonctionnalités dédiées à ce média, « l’avenir du partage » selon Mark Zuckerberg, mais aussi des revenus publicitaires.

Au premier trimestre 2015, 34 % des vidéos vues sur Internet dans le monde l’étaient depuis un mobile. En 2017, la consommation de vidéo représenterait 69 % de toute la consommation d’internet (infographie Turn, société spécialisée dans les technologies publicitaires).

Facebook déploie ainsi ses efforts pour capter cette audience sur son réseau – vidéo flottante, vidéo 360°, outil de sauvegarde de vidéos, etc., avec pour objectif d’augmenter le nombre de vidéos visionnées sur sa plateforme. Et à ce jeu là, Facebook crie plus fort que son concurrent.

Ainsi, en avril dernier, le réseau social avançait le chiffre de 4 milliards de vidéos visionnées par jour sur la plateforme. Aussi bien que YouTube… mais en 2012. Google ne communique plus ses chiffres pour éviter les « manipulations ». Au dernier trimestre fiscal, le chiffre explosait pour atteindre 8 milliards de vidéos vues par jour sur Facebook.

Toutefois, il est important de nuancer : Facebook et YouTube ont un système de comptage sensiblement différent : quand la filiale de Google comptabilise les vues au bout de 30 secondes environ, Facebook le fait au bout de 3 secondes, avec un mode autoplay désormais connu de tous.
Par ailleurs, YouTube revendique sa chasse aux fausses vues (robot, gonflement artificiel, manipulation des métadonnées, etc.) afin de satisfaire les annonceurs qui paient cher leurs espaces publicitaires diffusés en pré-roll des vidéos. Néanmoins, si le compteur de vues public a été repensé, la régie facture tout de même une partie des vues fantômes selon les résultats d’une étude.

Facebook aurait donc tort de se priver de ces effets d’annonces puisque ces chiffres mirobolants ont pour conséquences d’attirer encore plus d’annonceurs sur la plateforme.

La vidéo et le mobile, l’avenir d’internet dirons certains, sont le nouvel eldorado des annonceurs en terme de publicités, ces deux médias étant de plus en plus utilisés et notamment par les jeunes. Facebook tire 90 % de ses bénéfices des revenus publicitaires. Le mariage était donc évident.

Si YouTube reste le numéro un des artistes, communautés et Youtubers pour diffuser leurs contenus, les marques tendent à préférer Facebook, qui leurs déroule le tapis rouge : page dédiée, meilleure visibilité pour les vidéos hébergées directement sur la plateforme, Live et son streaming vidéo en direct, Facebook at Work, etc.)

Tout va bien dans le meilleur des mondes et ce mariage est promis à un bel avenir. Néanmoins, une nouvelle vient remettre les pendules à l’heure et pourrait remettre YouTube au centre de l’équation.

Ici, il n’est pas question de vues, mais… de bande passante consommée. En effet, si Facebook se targue d’avoir 8 millions de vidéos vues par jour, combien sont réellement et intégralement visionnées ? L’intérêt pour une marque n’est pas tant d’être présente, mais que son annonce soit effectivement visionnée.

Sandvine, fournisseur équipement réseau pour les FAI et qui possède un département d’analyse du réseau, s’est attaché à étudier la consommation de données des différentes plateformes de vidéos – YouTube, Netflix, Facebook, Amazon, etc.- aux États-Unis.

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Les chiffres prennent en compte la bande passante consommée jusqu’à octobre 2015, et il en ressort que si Netflix truste (sans surprise) le haut du classement, YouTube est dans son sillage (mais tout de même loin derrière) avec une consommation de bande passante qui passe de 14 % à 18 % en un an, quand Facebook recule de 3 % à 2,5 %, derrière Amazon et Hulu.

Les chiffres ne sauraient mentir et sont donc sans appel, sauf à considérer que les vidéos hébergées sur YouTube sont mieux encodées et donc plus gourmandes en bande passante.

Si Facebook semble courir après YouTube, la filiale de Google semble loin d’être inquiétée par son concurrent, la bataille se situant plutôt du côté de Netflix (notamment avec le lancement de YouTube Red).

Quant à Facebook, ses effets d’annonces sont peut-être moins une déclaration de guerre à YouTube qu’une stratégie de communication à l’attention des marques afin de faire grossir son marché publicitaire et attirer les médias sur sa plateforme…

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