Un député veut remplacer « Internet » par « l’internet »

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Par Elodie le

C’est la proposition surprenante d’un député LR qui souhaite modifier l’appellation de ce « bien commun universel ».

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Même sans compte Twitter, Patrice Martin-Lalande entend apporter sa pierre à l’édifice du projet de loi « pour une République numérique. Il a déposé une cinquantaine d’amendements en ce sens. Mais c’est seulement avec l’un d’entre eux, le n°53, qu’il a marqué les Internets et atteint la postérité.

Le député est un récidiviste, puisqu’il a avait déjà émis cette proposition – rejetée – en Commission des Lois. Il proposait alors « que le mot ‘internet’ soit écrit sans majuscule et en étant précédé de l’article défini élidé, conformément à la position sur ce point des instances compétentes. »

Lors des débats il a persisté : « Donner un nom propre (Internet ou l’Internet) ou les apparences d’un nom propre (‘internet’) pouvait se justifier à sa création aux États-Unis à la fin des années 1960, lorsque le réseau était exclusivement dédié aux échanges entre des universités des deux côtes américaines et au maintien d’un réseau américain de télécommunications en cas de guerre nucléaire. Aujourd’hui cette technologie est devenue un réseau mondial public, comme ‘le téléphone’ ou ‘la télévision’. »

Donc pourquoi pas, « l’internet », puisqu’aujourd’hui c’est un peu la pagaille : « Il existe en effet une diversité de dénominations lorsqu’on évoque le ‘réseau des réseaux’ : on trouve, y compris dans les versions successives du présent projet de loi et de son étude d’impact, les variantes rédactionnelles suivantes : ‘Internet’, ‘l’Internet’, ‘internet’ ou ‘l’internet’ … »

Raillé sur la toile, le député ne s’est pas pour autant démonté, comme le rapporte Le Lab :

Les railleurs pourraient être raillés ! Ce ne sont pas eux qui vont nous empêcher de faire notre boulot, on n’est pas des lopettes. On est là pour faire notre travail quand on estime que c’est l’intérêt général.

Le gouvernement a tout de même reconnu la nécessité d’harmoniser la dénomination dans les textes législatifs, qui privilégient jusqu’ici le terme de service « de communication au public ».