[DoNotPay] Le robot-avocat qui conteste vos contraventions

Gadget

Par Zacharia G le

Le jeune programmeur anglais Joshua Browder a développé le site DoNotPay de sorte à ce que les utilisateurs puissent parler à son logiciel. Son “robot” en ligne pose des questions sur la contravention que ne voulez pas payer, et vous fournit une lettre de contestation.

donotpay-accueil

Il a 19 ans, étudie à l’université de Stanford (aux États-Unis), et a littéralement créé un avocat en ligne (encore au stade de la version beta). Vous désirez économiser les frais d’avocat ? Ce site web est pour vous. Un seul hic toutefois pour nous autres français : le site est en anglais et est fait pour des Anglais. Aucune nouvelle sur son éventuelle adaptation française n’a été donnée à ce jour. L’idée du jeune homme pour le moment, est d’exporter son business au Canada, à New York et à Mexico.

Le robot de Joshua Browder est une interface visant à simplifier la version initiale donotpay.co.uk (septembre 2015). Au départ, cette dernière vous demande de sélectionner vous-même le type de contravention et de recours désirés. Cependant, tout le monde ne s’y connaît pas en droit. C’est pourquoi beaucoup de gens ont demandé des conseils directement au programmeur sur l’utilisation du site et les recours à choisir dans leurs situations respectives.
Voici à quoi ressemble l’ancienne version, aujourd’hui remplacée :

donotpay-1

Débordé de mails, Joshua Browder a finalement mis au point son robot-avocat, qui pourrait directement communiquer avec les internautes. Avec la version actuelle, le robot ne se charge que des procès verbaux pour mauvais stationnement, les réclamations aux assurances de protection de paiement et les demandes de compensation en cas de train ou d’avion en retard. Ce qui au final, est déjà pas mal.
Le jeune programmeur explique lui-même :

Il peut aussi répondre à des questions légales générales (“ Je ne peux pas payer mon billet. Que puis-je faire ?”). Je cherche à lui donner le plus de fonctionnalités possible afin de remplacer les nombreux avocats exploiteurs.

C’est en programmant son robot pour qu’il compare lui-même les phrases qu’il reçoit, que Joshua Browder est finalement parvenu à mettre au point son logiciel. Ainsi, peu importe la formulation utilisée par les plaignants, le robot-avocat comprend ce qui lui est demandé. Et en plus, il est poli.

delayed_flight_appeal

Si pour une raison ou une autre, la machine ne peut pas répondre, elle affiche alors un message offrant aux utilisateurs des échantillons de phrases (à réutiliser pour leur demande) ou l’option de contacter directement son créateur.
De plus, pour tout échec de réponse, Browder reçoit une notification et se met au travail pour ajouter la nouvelle fonctionnalité à son robot.

Depuis son lancement fin 2015, l’avocat artificiel a déjà permis aux utilisateurs d’économiser 3 millions de dollars en tout.

Source: Source