[#OpWhiteRose] Anonymous se joue du FBI et de Donald Trump

Sur le web

Par Elodie le

Anonymous a tendu un piège aux autorités et à leur cible du moment, dans lequel ils ont sauté à pieds joints.

donald_trump_anonymous_piège

Dans une première vidéo diffusée en début de mois, Anonymous déclare la « guerre totale » à Donald Trump, qu’ils accusent de mener une campagne « profondément dérangeante », « inconséquente et haineuse ».

En lançant l’#OpTrump, le mouvement encourage toute personne à apporter son aide pour faire tomber plusieurs sites liés au candidat républicain, notamment ses sites de campagne, et dévoiler des informations personnelles, si possible gênant, le concernant.

Peu de temps après, les premières données sont publiées sur Pastebin : numéro de sécurité sociale, adresse, date de naissance, numéro de téléphone ainsi que diverses informations sur ses proches, comme ses parents, enfants ou son avocat.

Des données non vérifiées, mais quand bien même, une porte-parole de Donald Trump assurait que le FBI et les autorités policières enquêtaient pour arrêter les personnes responsables de la tentative de piratage des comptes personnels de Trump. Pourtant, rien ne dit que ces informations personnelles ont été piratées.

anonymous_trump_guerre

Et pour cause, elles ne l’ont pas été. Pour soutenir la White Rose Society et la White Rose revolt qui s’opposent aux dérives « fascistes » de Donald Trump et ses partisans, Anonymous a lancé #OpWhiteRose, comme un piège tendu au milliardaire. L’annonce de la publication des informations personnelles de Donald trump faisant partie du piège. Les autorités enquetent désormais sur un piratage qui n’a pas eu lieu puisque l’ensemble des données dévoilées était facilement accessible en ligne, et ce, depuis 2013.

Ce que souhaitait dénoncer le groupe d’hacktivistes : les autorités sont promptes à enquêter sur un piratage illégal qui n’a jamais eu lieu. « Trump veut transformer les États-Unis en une dictature fasciste où tout le monde peut-être arrêté pour avoir diffusé de vieilles informations en ligne », explique un militant dans leur dernière vidéo. Ils appuient leurs dires en diffusant un extrait du journal de ABC dans lequel le hack présumé est qualifié de « crime grave ».

Toutefois, Anonymous aurait également transmis au site Gawker, des messages vocaux reçus par le candidat républicain en 2012. Piratés directement depuis son téléphone.