[Airbnb] La Mairie de Paris lance un site pour dénoncer les locations illégales

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Par Elodie le

Dénonce ton voisin et deviens copain avec la Mairie de Paris, cela pourrait être la tagline du site lancé par la municipalité parisienne pour lutter contre les locations illégales permises par les plateformes de locations saisonnières comme Airbnb.

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La Mairie de Paris (re)passe à l’attaque : à l’instar de Berlin, Paris mise désormais sur la dénonciation pour faire la chasse aux locations illégales. Les citoyens sont ainsi incités à dénoncer leurs voisins qui mettraient à disposition leur logement pour des locations saisonnières de courte durée.

Sur le site opendata.paris.fr, la mairie publie la liste des logements enregistrés auprès de la mairie par leur propriétaire, avec géolocalisation en prime, et permet aux voisins vigilants de dénoncer ceux qui ne le feraient pas. Les voisins pourront signaler les logements suspects aux services municipaux via un mail dédié, leur permettant de mieux cibler leurs contrôles, effectués inopinément.

À l’heure actuellement, seuls 126 logements en meublés touristiques (résidence secondaires) sont déclarés à la Mairie, toute plateforme confondue. La plateforme Airbnb réunit à elle seule, 60 000 logements, dont 90% sont des résidences principales (donc soumis au plafond des 120 jours/an), ce qui fait de la capitale française, la ville la plus visitée au monde sur le site.
Airbnb nous précise qu’aucune déclaration n’est nécessaire, que ce soit pour les résidences principales ou secondaires, pour les villes de moins de 50 000 habitants.

Pour convaincre les récalcitrants, Mathias Vicherat, directeur de cabinet d’Anne Hildalgo, souhaite jouer sur leur esprit civique, comme le rapporte Europe 1 : « D’une certaine manière, cela peut exercer une pression, notamment via le syndic, où les voisins vont demander des comptes en demandant pourquoi cette personne qui n’a pas procédé à l’opération de mise en conformité continue à louer son logement ».

Et de poursuivre : « On souhaite que cela provoque un espèce de choc de conscience de civisme, et que les gens se mettent en règle d’eux-mêmes, sans attendre d’être éventuellement signalés par un de leurs voisins ».

D’autant que les conséquences peuvent aller du simple au double. Encore récemment, un couple qui sous-louait son appartement sur Airbnb sans l’autorisation du propriétaire a été condamné à 5 000 euros de dédommagement et en a été expulsé

Au-delà du plafond des 120 jours de location par an pour une résidence principale, et en cas d’infraction constatée, l’amende encourue peut atteindre 25 000 euros. Suffisant ?

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