[Blacknut] Une (nouvelle) start-up française à se lancer dans le cloud gaming

Jeux Vidéo

Par Fabio le

Se présentant comme le Netflix du jeu vidéo, la jeune société française Blacknut veut prouver que comme les cathédrales, le temps du cloud gaming est venu.

blacknut

À croire qu’il est vraiment venu le temps du cloud gaming, du moins dans la tête des entrepreneurs français. Après l’ambitieux projet Shadow, dont on vous parlait il y a quelques jours seulement, c’est Blacknut qui s’est présenté à nous via la voix de son directeur général, Olivier Avaro.

Comme d’autres avant lui, Blacknut se propose d’offrir à ses abonnés un service de jeux illimité en streaming, accessible en temps réel, et ici, disponible sur tous les écrans (téléviseur, ordinateur, tablette, smartphone). Un des premiers atouts du service, selon Olivier Avaro, c’est déjà la taille de son parc installé.

Mais pourquoi Blacknut marcherait là où de nombreuses propositions équivalentes n’ont pas abouti ?

On a analysé tous les échecs passés, et il y a des explications rationnelles, simples, à ces échecs. On peut partir de l’exemple OnLive pour voir ce qui a changé. Quand OnLive s’est lancé, il y avait d’abord des obstacles liés à l’environnement, notamment l’accès au haut et au très haut débit. Aujourd’hui, le haut débit est une des priorités des gouvernements et des opérateurs, donc ça va mieux de ce côté-là. Le second élément extérieur, c’est que les investissements dans les infrastructures cloud étaient à l’époque très couteux. Aujourd’hui, on a des infrastructures Cloud avec Amazon, avec OVH, avec Google qui s’y met…. C’est plus facile. On est donc dans une autre dimension au niveau du reach, c’est-à-dire des personnes qui peuvent être touchées par le service, mais aussi au niveau des couts.

Olivier Avaro précise également que Blacknut a choisi une autre orientation stratégique que son prédécesseur.

Ensuite, il y a une question de positionnement. OnLive visait une cible gamer, cible déjà bien servie en matériel et sans doute un peu fétichiste au niveau du hardware. Nous, on vise une cible beaucoup plus large, grand public.

Mais c’est finalement l’argument de l’éditorial qui pourrait séduire, Blacknut ne se voulant pas une plateforme où chaque studio pourra publier son jeu, mais plutôt un service avec recommandations type Netflix ou Canal+.

A l’image de ce que proposait Canal+ à la grande époque, avec le meilleur des grandes séries, le meilleur du foot… on va proposer un service éditorialisé où on va sélectionner pour nos abonnés les meilleurs jeux indépendants et des éditeurs de taille moyenne. On veut palier aux problèmes de promotion et de découvrabilité que peuvent avoir aujourd’hui Steam ou les stores iOS et Android.

Seule inconnue à l’heure du lancement, début 2017, la présence de grosses licences dans le catalogue (Assassin’s Creed, GTA) dont les coûts d’acquisition sont élevés.

Les grosses licences, on les aura à travers une série de partenariats avec notre réseau de distribution. Notre service sera disponible avec les TV connectées et dans les box opérateur. On va essayer de tisser des partenariats avec un opérateur, comme Orange, et d’associer les grandes marques de jeux à nos distributeurs pour proposer des jeux en exclusivité.

Le prix de ou des abonnements n’a pas encore été fixé. Imaginé il y a deux ans, Blacknut bénéficiera d’un softlaunch d’ici à la fin de l’année pour un lancement complet au premier trimestre 2017

Le site officiel