
L’histoire est d’ailleurs beaucoup plus intéressante qu’elle n’y paraît. Richard Mitton explique en effet sur son blog qu’il utilise Windows depuis 25 ans maintenant. Dans les premières versions de Windows, les premières à disposer d’une interface graphique, les fenêtres qui permettaient d’afficher le contenu des dossiers ne contenaient pas la désormais traditionnelle croix rouge. Pour fermer une fenêtre, il fallait alors cliquer deux fois en haut à gauche de la fenêtre, sur le bouton qui faisait apparaître le menu contextuel.
Un bouton qui existe encore sous Windows 7 et Windows 10
Avec l’arrivée de Windows 95, le premier à intégrer la croix rouge en haut à droite des fenêtres, un double-clic en haut à gauche de chaque fenêtre continuait à fermer les fenêtres. Microsoft a en effet conservé le bouton, même s’il n’apparaissait plus de façon graphique sur les fenêtres. En fait, ce bouton est resté jusqu’à aujourd’hui, que ce soit dans Windows 7, où il est complètement caché au-dessus des flèches… Mais il existe également toujours dans Windows 10, ou un double-clic sur l’icône de dossier, bien apparent, lui, ferme toujours la fenêtre.


Un hommage aux anciennes versions de l’OS ?
Pourquoi Microsoft a-t-il conservé le comportement de ce bouton secret et caché dans ses fenêtres ? Impossible à dire, peut-être est-ce une forme d’hommage de la part de Microsoft à ses anciens OS. Richard Mitton, lui, l’utilise encore quotidiennement et précise qu’il trouve son comportement plus logique qu’un simple clic sur une croix rouge. Et son argumentation ne manque pas cohérence :
« Peut-être que c’est ça le progrès. Un seul clic, c’est mieux que deux, n’est-ce pas ? Ou peut-être ça ne l’est pas. Les actions destructives devraient nécessiter une confirmation supplémentaire non ? Cette confirmation existait quand vous deviez double-cliquer sur n’importe quoi si cela avait pour conséquence un effet important : un double-clic pour ouvrir un programme, un double-clic pour le fermer. Cela engendrait une certaine forme de parité, une forme de rythmique que vous pouviez apprendre inconsciemment. »
Qui sait, l’existence de ce bouton vous permettra peut-être un jour de briller dans un dîner mondain et, pourquoi pas, de ne pas repartir seul en sortant de la soirée.
