Fin des frais de roaming : Bruxelles pose quelques limites

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Par Gaël Weiss le

Alors que les frais de roaming en Europe devraient définitivement être enterrés en juin 2017, la Commission européenne vient de fixer quelques règles supplémentaires afin de rassurer les opérateurs et éviter d’éventuels abus.

Crédit photo : Sascha Kohlmann
Crédit photo : Sascha Kohlmann

C’est l’une des avancées concrètes et plaisantes que l’on doit à l’Europe, en juin prochain, les frais d’itinérance appartiendront au passé. Que cela concerne les appels, les SMS et surtout la data, les opérateurs ne pourront plus appliquer des frais supplémentaires souvent très élevés (mais plafonnés depuis mai dernier) à leur client. Oui, mais pour autant, cela ne signifiera pas pour autant que l’on pourra profiter de façon illimitée de son forfait n’importe où dans l’Europe.

Des limitations pour éviter la concurrence entre opérateur européens

Comme le relève les Échos, la Commission européenne a présenté en début de semaine des propositions visant à protéger les opérateurs mobiles de potentiels abus. Il s’agit en fait de limitations qui permettront aux opérateurs de demander aux utilisateurs des frais supplémentaires s’ils utilisent leur forfait en roaming plus de 90 jours par an.

Et ce dans le but d’éviter un effet de dumping entre les pays européens. Un consommateur allemand ou italien, par exemple, aurait tout intérêt à prendre un forfait en France, où les prix sont les plus bas d’Europe, afin de bénéficier de tarifs moins élevés que dans son pays d’origine. Cela forcerait alors tous les opérateurs européens à s’aligner sur les tarifs les plus bas.

Cette limitation ne concernerait toutefois pas les utilisateurs et travailleurs frontaliers, ceux qui habitent dans un pays donné, mais travaillent dans un autre. Ils seront clairement identifiés par les opérateurs (comment ? mystère) et ne payeront pas de frais supplémentaires passés 90 jours en roaming.

Juin 2017 : mois de libération

Autre restriction : les utilisateurs de forfaits illimités ne pourront pas profiter pleinement de leur forfait à l’étranger. Que cela concerne le volume de data ou le temps passé au téléphone, les Échos indiquent que « la Commission suggère de prendre en compte le volume moyen utilisé par le client sous ce plan tarifaire comme limite à l’étranger ». Là encore, la proposition est floue et la mise en place bien mystérieuse. Et au-delà ? La Commission européenne doit décider des tarifs supplémentaires à appliquer quand les plafonds seront dépassés.

Pour le reste, il ne devrait pas y avoir d’autres restrictions. Bruxelles insiste bien sur le fait que ces limites ne seront pas obligatoires et que les opérateurs désirant faire profiter au maximum leur client de leurs offres à l’étranger pourront proposer des forfaits avec des appels ou de la data réellement illimités.