[Prise en main] EHang Ghostdrone 2.0 : un casque de réalité virtuelle pour se démarquer

Tests et Impressions

Par Gaël Weiss le

La rentrée n’est pas seulement synonyme de retour sur les bancs de l’école. Pour les grandes marques de la hi tech, le mois de septembre est surtout synonyme de dernière ligne droite avant les ventes fatidiques de Noël. Pas étonnant donc que quelques jours après PowerVision et son EggPlant ou Parrot avec son aile volante, EHang nous présente son nouveau drone prévu pour le mois d’octobre prochain.

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Le Ghostdrone 2.0, puisque c’est son nom, est un drone classique sur la forme. C’est un appareil intégralement en plastique, d’un poids de 1,150 kg dont le diamètre est de 35 cm. Un appareil de taille relativement compacte, donc. Ses capacités de vol sont également dans la norme de ce que l’on peut attendre d’un drone de 2016 : il est capable de voler à 70 km/h au maximum (en mode manuel) et possède une distance maximum d’utilisation de plus de 1000 mètres.

Un « casque de réalité virtuelle » pour la retransmission en direct

Pour se différencier du reste du marché du drone — ultra concurrentiel ces derniers mois —, le Ghostdrone 2.0 compte à la fois sur son prix et sur l’une de ses variantes, dite VR. Le Ghostdrone 2.0 VR embarque en effet d’office une caméra sphérique de 12 MP capable de capturer de la vidéo en 4K @30 fps et qui permet surtout de retransmettre en direct le flux vidéo sur un « casque de réalité virtuelle » fourni avec le drone.

Le casque de réalité virtuelle fournit avec le Ghostdrone 2.0 VR.
Le casque de réalité virtuelle fourni avec le Ghostdrone 2.0 VR.

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Et si l’on met des guillemets à « casque de réalité virtuelle », c’est parce qu’il en a grosso modo l’apparence — de grosses lunettes qui couvrent les yeux —, mais pas vraiment le fonctionnement. La promesse de ce casque, et sûrement ce qu’on pourra en lire sur l’emballage, c’est qu’en le portant et en tournant la tête il sera possible d’assister à une retransmission en réalité virtuelle et en direct de ce que filme la caméra sphérique. Baissez la tête et voilà la caméra qui se penche en même temps que votre visage pour voir le sol.

Une caméra sphérique est attachée au Ghostdrone 2.0 VR.
Une caméra sphérique est attachée au Ghostdrone 2.0 VR.

Dans les faits, on peut difficilement parler de réalité virtuelle, mais tout juste d’un système de projection dans un casque. Porter le casque permet seulement d’apercevoir un petit écran au champ de vision minuscule qui retransmet en direct de la vidéo dans une définition ridicule. Ajoutez à cela que seuls les hochements de tête, de haut en bas ou de bas en haut, sont pris en compte. Le seul moyen de faire tourner la caméra n’est pas de tourner la tête, mais de faire pivoter le drone. C’est expérience n’est pas forcément désagréable pour qui n’a jamais touché à un drone, mais elle est clairement limitée.

Une version Aerial, pour les débutants

Et finalement, avec près de 450 euros de moins sur la facture, la version Aerial du Ghostdrone 2.0 se montre plus intéressante. Il s’agit exactement du même drone d’un point de vue technique, sauf que la caméra sphérique est ici remplacée par une « simple » caméra 4K de 16 MP (FoV de 120°, F/2.8). Pas question de retransmission en direct, même par l’application, mais juste le plaisir de contrôler un drone à l’aide son smartphone. Et aucun casque de VR n’est fourni, bien sûr.

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Pour se différencier de la concurrence, EHang met en avant le fait qu’il ne conçoit pas des drones voltigeurs, mais des drones de pilote. Et si les deux Ghostdrone n’ont pas droit à une télécommande (il n’y en a même pas une vendue à part), tout se contrôle par l’intermédiaire d’une application Android ou iOS. Deux modes de contrôles seront disponibles : un mode assisté, dans lequel on contrôle le drone à l’aide du gyroscope du téléphone et un mode manuel qui fera apparaître deux joysticks sur l’application pour contrôler directement le drone.

Le pilotage au smartphone est particulièrement instinctif.
Le pilotage au smartphone est particulièrement instinctif.

Le mode automatique — le seul que j’ai pu tester — est particulièrement instinctif et surtout précis. J’ai par exemple pu faire atterrir le drone sur une petite table de jardin sans trop de peine. Il est également possible de tracer des points sur la carte de l’application pour lui faire faire un trajet précis qu’il suivra à l’aide de son GPS intégré. On ajoutera à tout cela tout une batterie d’aides diverses permettant de stabiliser le drone quoiqu’il arrive en appuyant sur une touche et la possibilité de le faire décoller ou atterrir très facilement en un seul bouton. Reste qu’en mode automatique, la vitesse est limitée à une trentaine de km/h. Pour la dépasser, il faut passer en mode manuel.

La version Aerial du Ghostdrone 2.0.
La version Aerial du Ghostdrone 2.0.

Au final, l’EHang Ghostdrone 2.0 s’annonce comme un drone plutôt prometteur pour qui s’intéresse au sujet et n’a encore jamais touché à un drone. Son mode automatique permet de s’initier en douceur aux plaisirs du vol à distance et permet d’avoir un contrôle à la fois plaisant et sécurisé uniquement à l’aide d’un smartphone. Il faut également savoir que le Ghostdrone 2.0 VR est livré avec une garantie exclusive d’un an qui permet de faire remplacer rapidement son drone en cas de crash.

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Le Ghostdrone 2.0 VR sera disponible en octobre 2016 au prix de 989 € et le Ghostdrone 2.0 Aerial sera vendu 539 €. Des prix qui s’alignent finalement sur la concurrence puisqu’il est possible de trouver un DJI Phantom 3, dans sa version de base, pour moins de 600 euros.