[Galacticcake, paté d’arthropode] Cuisinez 40 plats intergalactiques avec le livre Star Wars Cantina

culture geek

Par Elodie le

Le gastronome geek Thibaud Villanova revient émoustiller les papilles des fins gourmets et des fans de la saga intergalactique avec Star Wars Cantina. Un voyage culinaire de plus de 40 recettes inspirées des différents univers visités dans la saga.

star-wars-cantina

Vous êtes-vous déjà demandé quelles étaient les spécialités culinaires de la planète Tatooine, quel gout avait le fameux lait bleu ou le ragout mijoté par Maitre Yoda pour le jeune Luke ? Ou encore ce que les membres du Sénat galactique mangeaient à la cantine après avoir débattu de la trahison de la fédération du commerce ?

Toujours désireux de marier son amour de la gastronomie avec sa passion pour les cultures geek, Thibaud Villanova s’attaque aujourd’hui au Graal ultime de la pop culture.

Star Wars Cantina vous propose un voyage culinaire de plus de 40 recettes qui passera par Tatooine, Naboo, Coruscant et le sénat galactique, Mustafar ou encore Jakku. Avant chaque escale, vous pourrez vous renseigner sur la planète visitée (langue, habitants, principales villes, géographie, etc.) et entamer votre parcours culinaire selon que vous soyez un padawan de la gastronomie ou un jedi accompli.

sweet_nimbus_star_wars_cantina

Ainsi, les Fleurs de theed de la planète Naboo, le Sweet Nimbus de Bespin (ci-dessus) ou le Bantha à l’étouffé préparé par Yoda sur Kashyyyk n’auront plus de secret pour vous.

À l’instar de deux derniers opus de Thibaud Villanova, Gastronogeek et Le Livre des potions, Star Wars Cantina est un très beau livre, mais un livre de recettes. Vous retrouverez donc astuces, liste des ustensiles nécessaires, conseils pour le dressage de vos plats, glossaire, calendrier des fruits et légumes de saison, etc., pour bien préparer votre périple culinaire. Nous avons rencontré Thibaud Villanova qui nous a parlé de cette aventure culinaire.

sans-titre

Comment en es-tu venu à vouloir travailler sur une cuisine inspirée des univers de l’imaginaire ?

C’est venu assez naturellement. Je suis fan de gastronomie, je suis fan de cuisine, je cuisine beaucoup, je viens d’une famille qui cuisine énormément. Ma grand-mère cuisinait pour des dignitaires espagnols, mon père est artisan boulanger, mes cousins sont cuisiniers…

À l’époque, je travaillais dans un bar (Le Dernier bar avant la Fin du Monde) et on avait comme problématique dans l’organisation de soirées de créer de l’immersion. Et je me suis dit que même si la cuisine ne le permettait pas, ce serait sympa de réfléchir à des menus spéciaux. « Tiens, plutôt que l’éternel chips/pizza/coca pour cette soirée jeu de rôle, si on est 5 à table dans une taverne médiévale avant d’aller dessouder un dragon, qu’est-ce que l’aubergiste nous proposerait ? » Et de là j’ai commencé à cuisiner le plat du jour. On est resté en immersion durant toute la partie, c’était assez plaisant et je me suis dit qu’on pouvait reproduire l’exercice.

De quoi es-tu parti pour inventer tes recettes dans Star Wars Cantina ?

Ça a été assez complexe parce que Star Wars c’est la référence de la Science-Fiction depuis 1977. Et que les protagonistes mangent assez peu dans les films. Il y a quelques mentions dans Un nouvel espoir, « Luke, bois ton lait bleu », on sait où ça va, ou au moment de la romance entre Padmé et Anakin, mais il y avait très peu d’éléments de nourriture disponibles pour moi, c’est-à-dire dans les 7 longs-métrages.

On s’inspire vraiment des planètes et des grands moments de la saga. Tu vas avoir des recettes inspirées de Tatooine, la rencontre entre Obi-Wan et Anakin, tout autant que le repas entre Qui-Gon Jinn et le jeune Anakin chez sa mère. Sur Kamino, on va avoir un menu très blanc, géométrique, pensé pour les clones. Donc des rations. Et cætera, et cætera.

J’essaie d’imaginer ce qu’on ne voit pas. La difficulté, c’est de rédiger sans faire parler les personnages. Je ne suis pas l’un des créateurs de Star Wars, et je n’ai pas à dire : « Tiens, Anakin il mangerait ça ». Ce que je peux, c’est suggérer. Anakin et Padmé sont à table, il y a une scène très claire de relationnel un peu intéressante, on sait qu’ils se confient l’un à l’autre au coin du feu sur une peau de bête. Alors je vais préparer une tartelette de fruits, quelque chose d’assez léger et en même temps de coloré et vert. Pour ça, je vais travailler de la fraise, de la pistache, de la crème de pistache, et puis sur le stylisme, la photo, je vais imaginer deux petites tartelettes, avec les couverts qui se font face, comme si on était sur une petite table de salon de thé prêt à partager un instant gourmand.

Est-ce qu’il y a une ambition militante derrière le bouquin ?

Dans ma cuisine, j’essaie de faire des choses saines, des choses qui se préparent correctement. D’éviter de mettre du sucre partout, du gras partout, du colorant et de la gélatine si ce n’est pas nécessaire à la préparation de la recette. Je croise des gens en dédicace et quand ils ne connaissent pas Gastronogeek, tu as l’impression qu’ils pensent que quand tu manges et que tu es geek, il te faut un son et lumière et des explosions dans le fond. Non, non. On peut manger des choses super bonnes, super saines et faciles à faire, et leur donner aussi un visuel qui va rappeler une aventure.

Mon livre c’est une manière de tendre la main aux gens en montrant que la cuisine, ça peut être un instant cool. Mes livres, vous pouvez très bien vous en servir pour cuisiner, vous pouvez les lire ou les mettre dans votre bibliothèque, achetez-en, ça fait plaisir. Mais le propos, c’est que si ça vous est utile, si vous comprenez comment ne pas gaspiller, si ça facilite un peu la vie des gens et s’ils cuisinent sans passer par des plats préparés, j’aurais gagné mon combat.

Star Wars Cantina est disponible depuis le 19 octobre. Le périple est long de 144 pages, coûte 25 euros et c’est publié chez Hachette Heroes