Galaxy Note 7 : deux mois plus tard, Samsung ne sait toujours pas d’où vient le problème

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Par Gaël Weiss le

Deux semaines après avoir mis à mort son smartphone, Samsung ne sait toujours pas d’où vient le dysfonctionnement de son appareil. Pire, explique le Wall Street Journal, la firme coréenne à rappelé ses smartphones trop rapidement, ce qui a causé sa chute.

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Que sait et que savait Samsung des causes de la surchauffe et de l’embrasement de ses Galaxy Note 7 ? Pas grand-chose si l’on en croit l’enquête menée par le Wall Street Journal près de deux semaines après l’arrêt de la production et de la vente de l’appareil. Aujourd’hui encore, « Samsung n’a toujours pas de réponse définitive sur les causes de l’embrasement de certains Galaxy Note 7s », les smartphones de remplacement censés être sûrs.

Une étrange bosse sur les batteries…

Le journal américain explique que plusieurs pistes sont explorées. Les batteries, considérées les premières comme les responsables de la surchauffe des téléphones ne sont plus les suspectes privilégiées. Preuve en est : les batteries provenant d’un nouveau fournisseur du Galaxy Note 7S ont également surchauffé et enflammé les téléphones. Si elles ont été les premières accusées, c’est parce que les dirigeants de Samsung s’appuyaient sur de premières conclusions de ses experts, hélas incomplètes, explique le WSJ.

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Elles montraient, rayons X et scanners à l’appui, que les batteries des premiers Galaxy Note 7 avaient une étrange et inexplicable bosse. Nous sommes alors au début du mois de septembre, l’iPhone 7 n’est pas encore annoncé et il est encore temps de sauver le Galaxy Note 7. Il ne fallait pas chercher plus loin selon les dirigeants de Samsung, un changement rapide de fournisseur de batterie résoudrait rapidement le problème.

… Qui n’était visiblement pas la source du problème

Sauf que cela n’a pas été le cas et c’est sûrement cette décision qui a précipité la mort du Galaxy Note 7. Samsung a ainsi décidé au début du mois de septembre de faire cavalier seul dans le rappel de ses téléphones et de ne pas collaborer avec le Consumer Product Safety Commission (CPSC), un organisme gouvernemental américain autorisant les rappels de produits. Un organisme qui aurait pourtant pu aider la société coréenne en lui accordant plus de temps pour enquêter sur les causes des explosions et le rappel des téléphones.

Aujourd’hui, Samsung ne sait toujours pas quelle est la cause de l’embrasement et de l’explosion des téléphones. Les hypothèses sont nombreuses explique le WSJ : elles suspectent aussi bien l’aspect logiciel gérant la relation entre la batterie et les composants du téléphone, à l’intégralité de l’architecture du téléphone. Une autre hypothèse suggère également que le boîtier du Galaxy Note 7 était trop fin pour embarquer une grosse batterie de 3500 mAh.

Des conséquences sur le développement du Galaxy S8

Cette affaire a coûté et va coûter très cher à Samsung. Le rappel et le manque à gagner causé par la mort du Galaxy Note 7 lui coûteraient ainsi près de 5 milliards de dollars. La recherche des causes des dysfonctionnements du Note 7 lui a également fait perdre du temps sur le développement de ses prochains smartphones. « Les dirigeants de Samsung ont retardé le développement du Galaxy S8 de deux semaines à cause des ingénieurs occupés à trouver les causes de la surchauffe du Note 7 » explique le journal américain. Enfin, il sera difficile pour Samsung de retrouver la confiance du consommateur lors de l’annonce du Galaxy S8 s’il n’a toujours pas trouvé les raisons de l’embrasement du Note 7. Bref, Samsung va encore traîner cette affaire pendant de longs mois.

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