Les astronautes ont mal au dos et c’est un vrai problème…

Espace

Par Pierre le

Les astronautes ont mal au dos et c’est un problème. On savait que les longs séjours dans l’espace pouvaient causer des soucis de santé, mais des scientifiques de l’université de San Diego tirent la sonnette d’alarme concernant le mal de dos que peuvent ressentir certains astronautes.

Gravity

Les séjours dans l’espace ont bon dos

L’université de San Diego a en effet suivi six astronautes de la NASA ayant passé entre quatre et sept mois dans l’espace à bord de la station spatiale internationale. Et ils ont observé que les hommes souffraient de problèmes de dos. Des problèmes de santé qui continuent bien après leur retour sur Terre. Une étude publiée dans la revue scientifique Spine.

Le but de l’étude était de comprendre pourquoi les astronautes ayant passé un long séjour dans l’espace ressentait de la douleur dans le bas du dos. Et la conclusion est claire : les muscles, ne subissant aucune gravité, rétrécissent et deviennent plus faibles de manière définitive.

Des fluides viennent ainsi s’intercaler entre les disques vertébraux qui ne sont plus soutenus par les muscles du dos. Et c’est un problème. Pour étudier ce phénomène, les scientifiques ont fait passer une IRM à six astronautes dès leur retour sur Terre et trois mois plus tard. Et les problèmes de dos ne semblent pas s’arranger avec le temps.

Une étude qui fait froid dans le dos ?

Le mal de dos des astronautes apporte un problème majeur dans la conquête spatiale. Si des astronautes souffrent de ces problèmes après quelques mois, quelles seront les conséquences d’un voyage plus long dans l’espace, en destination de… au hasard… Mars, par exemple ? De même, notons que la gravité de la planète rouge, moindre que sur Terre, pourrait renforcer ces soucis.

Les scientifiques ont la solution. En réalité, ils conseillent aux astronautes de la NASA de revoir leur programme physique. Il faudrait ainsi des exercices ayant pour objectif de faire travailler les muscles du dos et du cou, pour ainsi continuer à les faire travailler, même sans gravité.

Ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère…

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