Uber lance ses véhicules autonomes à San Francisco (et San Francisco est moyennement d’accord)

Automobile

Par Olivier le

Uber fait partie des nombreuses entreprises qui développent des systèmes de conduite autonome. Dans le cas du géant du VTC, on est rapidement passé de la théorie à la pratique. Quitte à ne pas s’embarrasser des législations locales…

Uber fait depuis quelques mois rouler des véhicules autonomes à Pittsburgh dans le cadre d’un test grandeur nature, et la société se lance maintenant dans les rues de San Francisco. Les utilisateurs du service sont susceptibles de se faire transporter par une de ces voitures « sans chauffeur », s’il y en a une disponible dans les parages.

Les voitures en question sont des XC90, des SUV de Volvo, sur lesquels Uber a installé sa technologie de détection à base de caméras et de faisceaux laser, et d’une solide puissance de calcul, bien évidemment.

Uber passe au-dessus de la loi

Les régulateurs de la sécurité routière n’autorisant pas l’absence d’humain derrière le volant, ces véhicules embarquent un pilote qui pourra prendre le contrôle de la voiture à tout moment. Tout cela est bien beau, mais voilà : Uber n’a pas demandé l’autorisation à la ville de San Francisco pour faire circuler ses voitures autonomes.

Après avoir bien étudié la législation, l’entreprise estime que ses véhicules ont besoin d’un chauffeur humain, et qu’ils n’ont pas à être considérés comme des voitures réellement autonomes. Les autorités locales ne l’ont pas entendu de cette oreille : l’État de Californie a demandé à Uber de suspendre la circulation de ces véhicules en attendant que la société obtienne les permis nécessaires…

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