Au lit !
L’expérience se déroule à Toulouse, à Institut de Médecine et de Physiologie Spatiales (MEDES) et a débuté le 31 janvier dernier. L’étude consiste à étudier l’effet de l’apesanteur, simulée par la position couchée, sur des corps humains pendant deux mois. Notons que pour plus d’efficacité, leurs pieds sont surélevés par rapport à leur tête.
Plusieurs sessions vont être organisées jusqu’en 2019. La première, qui a débuté il y a quelques jours, étudie ainsi les dix premiers candidats, qui se doivent d’être jeunes, sportifs et en excellente condition physique.
Les astronautes terriens
Pas question de roupiller pendant 60 jours. Oh que non. Les cobayes sont scrupuleusement suivis. Ils se soumettent ainsi au même régime alimentaire que les astronautes et doivent pratiquer les mêmes exercices qu’eux, le tout en restant en position allongée. Notons qu’un groupe devra ingérer des compléments alimentaires à base d’anti-oxydant et d’anti-inflammatoire, au contraire d’une autre partie du groupe, afin d’étudier les différences.
Cette expérimentation se montrera utile à l’avenir. Difficile en effet de scruter la santé d’un astronaute toutes les minutes, d’où la présence de ces cobayes. Le but est évidemment d’étudier l’impact de l’apesanteur sur le corps dans des voyages longs. Par exemple, les astronautes embarquant pour un voyage vers Mars devront rester plusieurs mois dans l’espace.
Les cobayes ne font pas ça gratuitement, bien entendu, puisqu’ils toucheront 16 000 € pendant les quatre années que dureront les différents tests.
