[Sélection] Les cinq meilleures fusillades du cinéma

Cinéma

Par Membre rédacteur le

En 2014, le spectateur visionnant John Wick découvrait, médusé, une chose qu’il ne pensait jamais voir : un héros de film d’action qui recharge ses armes pendant une fusillade. Ce détail, aussi infime soit-il, ajoute en crédibilité afin de mieux immerger le spectateur dans l’action, et rompt avec les sempiternels protagonistes équipés de pistolets et autres fusils d’assaut aux chargeurs infinis.

Il faut dire que le cinéma d’action est particulièrement féru de ces passes d’armes modernes. Et comme toutes ne se valent pas, nous avons décidé de trier le bon grain de l’ivraie en sélectionnant ce qui, selon nous, constitue les plus belles scènes de fusillades de l’histoire du cinéma.

À toute épreuve, réalisé par John Woo (1992)

Peut-on réellement faire une sélection des meilleures fusillades de l’histoire du cinéma sans parler des travaux de John Woo ? Passé maître dans l’art de mettre en scène les affrontements armés, le réalisateur hong-kongais a très largement influencé le cinéma occidental. Que ce soit les soeurs Wachowski, Chad Stahelski (John Wick 2) ou Quentin Tarantino, ils sont nombreux à avoir puisé leur inspiration dans la filmographie de John Woo. Et si l’on devait ne retenir qu’une des nombreuses fusillades qu’il a dirigées, c’est incontestablement celle de la maison de thé dans À toute épreuve.

Heat, réalisé par Michael Mann (1995)

La fusillade dans les rues de Los Angeles prouve à quel point Heat s’est posé en précurseur du film d’action moderne. Véritable climax du long-métrage de Michael Mann, l’affrontement entre le lieutenant Vincent Hanna (Al Pacino) et le gang de braqueurs de Neil McCauley (Robert de Niro) est d’une intensité rare pour l’époque. D’autant que cette scène fut particulièrement difficile à tourner. Ne pouvant bloquer l’accès aux rues de Los Angeles, l’équipe du film a été contrainte de tourner très tôt le matin et le week-end. Durée totale du tournage de cette séquence : dix jours répartis sur cinq week-ends.

Matrix, réalisé par Lilly et Lana Wachowski (1999)

Retenu et interrogé par l’agent Smith (Andy Weaving), Morpheus (Laurence Fishburne) est en bien fâcheuse posture. Décision est donc prise de lui porter assistance. Sauf que pour atteindre leur ami et son tortionnaire, Neo (Keanu Reeves) et Trinity (Carrie-Anne Moss) doivent traverser une banque remplie de gardes armés jusqu’aux dents. Cela donne lieu à l’une des plus belles fusillades de l’histoire du cinéma, filmée presque intégralement en slow-motion.

Django : Unchained, réalisé par Quentin Tarantino (2012)

Non content d’avoir fait drastiquement monter le prix de Broomhilda (Kerry Washington), la femme esclave de Django (Jamie Foxx), Calvin Candie (Leonardo Di Caprio) décide d’humilier une dernière fois le Dr. Schultz (Cristoph Waltz) en lui demandant de lui serrer la main pour conclure le deal. Bien mal lui en a pris puisque ce dernier décide de lui tirer une balle dans le coeur. Ce meurtre est le point de départ d’une fusillade dans la plus pure tradition de Quentin Tarantino, à savoir des morts à foison et des hectolitres de sang.

John Wick, réalisé par Chad Stahelski (2014)

L’une des raisons du succès de John Wick est la qualité de son gun-fu, une forme de combat mixant armes à feu et arts martiaux. Et la scène dans la boîte de nuit The Red Circle est là pour nous le prouver. Ainsi, sa traque de Iosef Tarasov (Alfie Allen), responsable de la mort de son chien et du vol de sa voiture, va conduire John Wick dans ce club new-yorkais. Sans surprise, le tueur à gages ne va avoir aucun scrupule à empiler les cadavres pour tenter d’atteindre sa cible.