Dix-sept ans. C’est le temps que donne Donald Trump à la Nasa pour poser un astronaute américain sur Mars. Le 21 mars dernier, le président américain a signé le Nasa Transition Authorization Act of 2017 (NTAA), un décret définissant les objectifs à atteindre par l’agence spatiale de l’Oncle Sam pour les décennies futures. Et le plus notable est l’envoi d’un homme sur Mars à l’horizon 2030. “Notre Nation est prête à être de nouveau la première dans l’espace”, a affirmé Donald Trump.
Un projet de longue date
En 2010, Barack Obama avait déjà donné Mars comme objectif à atteindre par la Nasa, en sacrifiant au passage une partie du programme Constellation de George W. Bush, à savoir l’envoi d’astronautes sur la Lune en 2020, car jugé trop coûteux. L’ancien président avait alors opté pour un arrêt sur un astéroïde puis sur Phobos et Deimos, les lunes martiennes, avant que l’humanité ne foule les plaines désertiques de la planète rouge.
Donald Trump, a lui, décidé de redonner sa chance au programme Constellation en favorisant le projet Orion. Il s’agit de la création d’une capsule de vol habité dont le but est de véhiculer des astronautes vers la Lune, puis vers Mars. Le NTAA alloue également une part du budget au développement de la fusée SLS (Space Launch System).
Une décision qui divise
Cette décision surprend autant de nombreux observateurs qu’elle les enchante. En effet, beaucoup pensaient que l’impétueux 45e président des États-Unis allait au mieux repousser le projet martien ad vitam æternam, au pire simplement l’annuler.
De nombreuses voix commencent cependant à s’élever, notamment vis-à-vis du budget, à commencer par celle de Elon Musk.
@karaswisher I am not. This bill changes almost nothing about what NASA is doing. Existing programs stay in place and there is no added funding for Mars.
— Elon Musk (@elonmusk) 22 mars 2017
@karaswisher Perhaps there will be some future bill that makes a difference for Mars, but this is not it.
— Elon Musk (@elonmusk) 22 mars 2017
Le PDG de Space X a fait savoir sur Twitter que le budget mis en place par l’administration Trump ne suffirait pas à mener à bien ses ambitions. D’autres reprochent à Donald Trump d’avoir sacrifié les activités d’observation de la Nasa sur les changements climatiques terrestres au profit de son projet titanesque.
