
A quoi ressemblait la tête du tyrannosaure ?
Pour arriver à ce résultat, Thomas Carr et son équipe de paléontologistes n’est pas tombé sur un disque dur bourré de sex-tape de plusieurs millions d’années, mais plutôt sur de nouveaux fossiles, et plus exactement sur de nouveaux fossiles de crâne de tyrannosaure. En croisant les données de ces nouveaux fossiles avec une base de données regroupant tous les crânes de tyrannosaure répertoriés dans le monde, Thomas Carr est parvenu à reproduire aussi fidèlement que possible ce à quoi la tête d’un tyrannosaure ressemblait il y a 66 millions d’années. La voici :
Excited to reveal Daspletosaurus horneri by @TyrannosaurCarr et al. https://t.co/swrQvqfghH#sciart, #paleoart, #dinosaur pic.twitter.com/e1Bl8kwD7a
— Dino Pulerà (@dpulera) 30 mars 2017
Selon le paléontologiste, la tête d’un tyrannosaure était non seulement composée d’écailles et de plaques de protection situées à proximité du cou. Mais ce qu’il a remarqué, c’est que le museau du dinosaure comportait également un nerf trijumeau au bout de la mâchoire inférieure. Ce nerf avait plusieurs fonctions. Il était très sensible aux vibrations, aux champs magnétiques et à l’électricité. En d’autres termes, c’était l’un des moyens du tyrannosaure de mieux appréhender son environnement.
Dino sensible
Ce nerf, justement, était relié à des plaques d’écailles situées sur le museau et autour de la mâchoire du tyrannosaure. Et il était particulièrement sensible puisque, selon les scientifiques, il disposait « de sensations tactiles haute résolution, rendant son museau plus sensible que des doigts humains ». Un museau très sensible qui permettait aux tyrannosaures de faire preuve de finesse lorsqu’il s’agissait par exemple de construire un nid ou tout simplement pour déplacer des œufs délicatement.
Les scientifiques pensent que ces plaques d’écailles situées sur le museau ne faisaient pas uniquement office de « sixième sens » à l’animal. Il devait également avoir une fonction dans le processus de reproduction des tyrannosaures. Les experts pensent aujourd’hui que ce museau très sensible devait intervenir lors des préliminaires précédant la reproduction des deux mastodontes. Il est ainsi très probable que les tyrannosaures se frottaient le museau avant de s’accoupler dans une danse qu’on imagine très impressionnante.
Et si, désormais, par le plus grand des hasards un vieux milliardaire fou parvient à recréer des dinosaures, vous savez où frapper pour vous défendre. Pratique.
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