Voici une « ferme à clics », dans laquelle on élève du like et de l’avis positif certifiés 100 % non-bio

Android

Par Jules le

Dans les océans que sont l’AppStore et Google Play, bon nombre de développeurs éprouvent de grandes difficultés pour que leur application se démarque des centaines de milliers d’autres déjà présentes. Pour sortir du lot, certains n’hésitent pas à faire appel à une « ferme à clics ».

Bien souvent hébergé dans des pays en voie de développement, ces lieux tenus secrets emploient, pour un salaire dérisoire, des travailleurs chargés de multiplier les likes, les faux avis positifs ou encore les clics sur une page ou une application. Le but étant de booster la popularité de cette dernière, pour qu’elle remonte dans le classement des stores, et bénéficie d’une meilleure visibilité. Comme on vous le disait plus tôt, le mystère nimbe ces fermes à clics. Beaucoup connaissent leur existence, mais peu savent à quoi elles ressemblent.

Made in China

Lors d’une visite en Chine, un citoyen russe affirme avoir filmé une « ferme à clics ». Sur sa vidéo, partagée par zerohedge.com, on peut apercevoir des centaines de smartphones rangés sur des étagères et programmés pour laisser des bonnes notes ainsi que des commentaires positifs sur une application. Selon l’auteur de la séquence, cette ferme est composée d’environ 10 000 téléphones.

Si le recours aux fermes à clics est interdit par les conditions d’utilisation mises en place par les différents magasins d’applications, cela n’empêche pas certains de sauter le pas. Comme le rappelle le site 20 Minutes, en 2016, le premier ministre cambodgien, Hun Sen, était soupçonné d’avoir fait appel aux services d’une ferme à clics pour gonfler sa popularité sur les réseaux sociaux. Ainsi, il se vantait d’avoir une page Facebook likée par plus de 4 millions de personnes dans le monde. En analysant les données, le quotidien Phnom Penh Post avait découvert que la plupart des « fans » de Hun Sen résidaient au Brésil, en Inde ou aux Philippines.