[La sélection de la rédaction] Les 10 animes à voir absolument sur Netflix

Cinéma

Par Redac JDGe le

Tous les mois, nous vous proposons une sélection des films et séries qui sont arrivés sur Netflix. De temps à autre dans ces listes se glissent un ou deux animes. Face à l’ampleur toujours croissante de l’offre en matière d’animation japonaise sur le service de SVoD américain et après quelques concertations, nous avons décidé qu’il était temps de vous proposer une sélection des dix animes à (re)voir absolument (en VOstFR bien sûr !).

Que ce soit Trigun, Akira, Psycho-Pass ou Black Lagoon, bon nombre de ces animes présentent une réflexion sur la condition de l’homme, sur l’état de nos sociétés contemporaines ou sur l’avenir de l’humanité.

Black Lagoon

Black Lagoon, c’est l’histoire d’une descente en enfer. Celle de Rokuro, un jeune employé japonais qui va s’enfoncer dans le milieu du crime, après s’être fait enlever par une équipe atypique de pirates lors d’un voyage d’affaires en Asie du Sud-Est. Aux côtés de Revy, porte-flingue têtue et caractérielle, Benny, hacker surdoué, et Dutch, ancien marine et capitaine de l’équipage du Lagoon, Rock va petit à petit, et presque sans opposer de résistance, se laisser happer par la pègre de Roanapur, ville fictive thaïlandaise et véritable plaque tournante du vice.

Inspiré du manga en dix tomes de Rei Hiroe, Black Lagoon est apparu sur les télévisions japonaises en 2006, le temps de deux saisons de 12 épisodes chacune, puis entre 2010 et 2011 pour une troisième saison de 5 épisodes. Intégralement disponible sur Netflix depuis, Black s’adresse avant tout aux amateurs de séries adultes et violentes.

Cowboy Bebop

On vous en parlait déjà lors de notre sélection d’avril, mais il aurait été invraisemblable de faire l’impasse sur Cowboy Bebop tant cet anime a marqué le genre. Plus que son histoire de chasseur de primes spatial, c’est son lien avec la musique qui en fait une oeuvre à part. Chacun des 26 épisodes, appelés sessions en référence aux boeufs musicaux, porte le nom d’un morceau, d’un album ou d’un genre musical. Ces mêmes titres permettent d’avoir un avant-goût de l’ambiance musicale des épisodes.

Côté réalisation, la prouesse de Shin’ichiro Watanabe est d’avoir synchronisé la plupart des scènes d’actions avec la bande-originale (qui a de grandes chances de vous provoquer un orgasme auditif).

Akira

Avant de devenir un monument de l’animation japonaise, Akira est surtout une oeuvre qui a su saisir avec brio le traumatisme d’une société japonaise marquée par la violence du XXe siècle, tout en livrant une réflexion philosophique sur l’état des sociétés et la peur de l’avenir. Akira peut également se targuer d’être un superbe hommage à l’oeuvre de Katsuhiro Otomo, et ce même sans suivre parfaitement le scénario originel.

Dans un Neo Tokyo post-nucléaire, un groupe de jeunes délinquants fait la loi dans les rues, n’hésitant pas à brutaliser tous ceux qui se mettent en travers de leur chemin. Mais l’équilibre établi est bouleversé lorsque Testuo, l’un des caïds, se découvre des pouvoirs psychiques.

Trigun

Autre anime culte des années 90, Trigun se démarque de par son approche de la mort. Vash The Stampede, le héros, est le meilleur tireur d’un monde en ruine qui n’est pas sans rappeler l’univers de Mad Max. Et pourtant, Vash ne tue jamais et porte la mort en horreur. Chaque épisode se transforme en lutte, entre un monde hyper violent et les convictions d’un homme.

Issu du cerveau du génial Yasuhiro Hightow, Trigun a d’abord été prépublié en 1996 dans le magazine japonais Monthly Shonen Captain. Le mangaka devra attendre deux ans avant de voir son oeuvre apparaître sur le petit écran.

Psycho-Pass

Imaginez un monde futuriste où l’Etat contrôle tous les aspects de votre vie ou presque, de votre travail à votre niveau de stress. Imaginez que si ce dernier dépasse un certain seuil, la police intervient pour vous mettre hors d’état de nuire afin de vous empêcher de commettre un crime éventuel. Voilà le mode de vie qu’a adopté le Japon après s’être isolé du reste du monde. L’histoire suit le parcours d’Akane Tsunemori, jeune inspectrice fraîchement promue à la tête d’une escouade d’Exécuteurs de la Division des enquêtes Criminelles du Bureau de la Sécurité Publique. Ces derniers, des criminels potentiels, sont équipés d’une arme spéciale pour lutter contre les personnes au niveau de stress trop élevé, et sont le bras armé du gouvernement.

Si beaucoup d’animes sont en réalité une adaptation TV d’un manga déjà existant, Psycho-Pass a connu un cheminement inverse. Produit par le studio Production I.G, réalisé par Naoyoshi Shiotani et diffusé sur Fuji TV à partir d’octobre 2012, Psycho-Pass ne sera décliné en manga que 2 ans plus tard. Un film d’animation a également vu le jour en 2015 ainsi qu’un jeu vidéo la même année.

Attack on Titan

En septembre 2009, le Japon découvre un Titan. Près de huit ans plus tard, la seconde saison et ses douze épisodes débarquent en France. L’attaque des Titans ou Shingeki no Kyojin en japonais, c’est l’histoire d’Eren Jäger, un jeune garçon qui tente, comme le reste de l’humanité, de survivre tandis que des créatures gigantesques mangeuses d’êtres humains entourent les grands murs de sa cité. Ces fameux titans, il va tenter de les tuer et d’en savoir plus sur leurs origines et leur arrivée sur Terre.

Produite par Wit Studio, la série est l’une des adaptations les plus appréciées dans le monde. La première saison, réalisée par Tetsurō Araki, est disponible depuis 2013 sur Netflix et les 25 premiers épisodes recouvrent une partie importante de l’histoire originale décrite dans le manga éponyme. Ce qui fait son succès, c’est notamment son graphisme travaillé, ses animations de qualité et, bien évidemment, son récit mature et bien souvent sanglant. Une première saison à découvrir d’urgence donc, avant de peut-être répondre aux sirènes du manga écrit par Hajime Isayama.

Death Note

Créé en 2003, Death Note est aujourd’hui devenu culte pour de nombreux lecteurs. Dessiné par Takeshi Obata et scénarisé par Tsugumi Ōba, le manga a bien évidemment eu droit à de nombreuses adaptations. Alors que trois films, de qualité inégale, ont vu le jour entre 2006 et 2008 et qu’un nouveau long-métrage, produit par Netflix, devrait sortir en août prochain, c’est surtout l’anime qui vaut le coup d’œil. On y retrouve Light Yagami, un lycée surdoué qui n’aime pas ce qu’est en train de devenir la société moderne. Un jour, il trouve par hasard un mystérieux cahier intitulé « Death Note » . Il découvre ainsi un mode d’emploi expliquant que « la personne dont le nom est écrit dans ce cahier meurt ».

Après s’être lié au Dieu de la mort à qui appartenait ce cahier, Ryûk, Light décide de mener une vendetta contre le monde et de le débarrasser de tout ceux qu’il juge mauvais. Mais il ne sait pas encore que sa volonté, aussi forte soit-elle, va le mener à l’encontre de bien des soucis. 37 épisodes composent un anime de qualité qui reprend parfaitement les lignes du manga. Le réalisateur, Tetsurō Araki, s’est ainsi fendu d’une adaptation fidèle et parfaitement orchestrée. À voir.

Knights of Sidonia

Knights of Sidonia est une adaptation en anime du manga éponyme paru aux débuts des années 2010. Un manga signé par Tsutomu Nihei, le créateur du mythique manga Blame!. Knights of Sidonia possède d’ailleurs beaucoup de traits communs avec l’oeuvre originelle de Tsutomu Nihei. L’action se déroule dans un futur très lointain, dans un vaisseau spatial immense qui emmène l’humanité sur une nouvelle planète habitable alors que le système solaire a été détruit par des extraterrestres aux intentions incompréhensibles, les Gauna.

S’il est beaucoup question de combats spatiaux – extrêmement bien réalisés au demeurant – Knights of Sidonia est un anime très lent, qui se focalise beaucoup sur des personnages un brin caricaturaux, mais aux personnalités très marquées. Un anime d’une grande noirceur également, puisque l’on ressent à chaque épisode l’angoisse de voir l’humanité s’éteindre à tout moment.

Gurren Lagann

Si vous êtes du genre à vouloir une série complètement barrée avec des combats titanesques, des retournements de situation incroyables et un scénario complètement barré, lancez immédiatement Gurren Lagann. Le scénario tient sur un post-it : dans un futur très lointain Simon et son « grand-frère » Kamina découvrent un pendentif en forme de spirale ainsi qu’un étrange petit vaisseau. Ce dernier sera le début d’une quête de 27 épisodes pour libérer l’humanité d’un bien étrange fardeau.

Et, croyez-moi réellement, quand je parle de combats titanesques, je ne rigole pas. En quatre épisodes, les créateurs de cette série d’une unique saison passent de modestes combats de robots (tout ce qu’il y a de plus classiques) à des affrontements d’une ampleur que vous ne pouvez pas encore imaginer. Démesuré, fou, mais aussi parfois extrêmement touchant. Ceux qui ont vu l’épisode 8 nous comprendront.

Kill la Kill

Premier conseil pour Kill la Kill : avant de vous lancer dans l’unique saison de 24 épisodes que comprend la série, je vous conseille de regarder Gurren Lagann. Et si vous n’aimez pas (ce qui est physiquement impossible), ne vous lancez pas dans Kill la Kill. Ce sont les mêmes créateurs qui sont derrière les deux séries et si elles n’ont rien à voir entre elles scénaristiquement parlant, elles possèdent de nombreux points communs : des combats haletants et superbement animés, des protagonistes complètement barrés et un scénario qui part en vrille dès la fin du premier épisode. Attention toutefois, Kill la Kill est un anime qui a pour thème les vêtements (ou plutôt l’absence de vêtement), l’acceptation de son corps et comporte des scènes de quasi-nudité souvent à la limite du vulgaire. Vous êtes prévenus.

Dans Kill la Kill on suit l’arrivée de Ryūko Matoi, jeune lycéenne de 17 ans à la recherche du meurtrier de son père. Le premier épisode commence alors qu’elle arrive dans l’Académie Honnōji, un lycée dans lequel les élèves sont classés en fonction de la puissance de leurs uniformes, qui leur confèrent des super-pouvoirs. Ryūko va alors devoir affronter les meilleurs d’entre eux pour questionner Satsuki, la présidente du conseil des étudiants qui semblent détenir des réponses. Une structure d’apparence très classique, que la série éclate dans la deuxième partie de la saison, un peu en retrait.