[Impressions] FIFA 18, au sommet de son art ?

Jeux-Video

Par Mathieu le

Chaque mois de septembre est un éternel recommencement. Un duel des plus féroces a lieu, opposant EA et Konami dans une bataille qui n’aura de fin que lorsqu’un d’entre eux décidera de dire stop. Cette année encore, FIFA revient sur nos consoles et se targue, d’apporter son lot de nouveautés. Un football plus riche, plus novateur et plus réaliste est-il encore possible à l’orée du quatrième anniversaire de nos PS4 et Xbox One ?

Ils sont beaux mes joueurs

Dès le départ, les promesses sont riches. Bien que Fifa utilise, pour la seconde année consécutive, le moteur Frostbite, il paraît plus beau. C’était l’une des critiques majeures émises par les joueurs : le manque de détails sur le visage des grandes stars. Alors que PES proposait un rendu global plus que satisfaisant, FIFA accusait un retard non négligeable qui agaçait. Elément qu’on nous promet réglé, en tout cas pour les grandes équipes. Manette en main, il faut bien avouer que les Ronaldo, Hazard ou Griezmann paraissaient bien plus réalistes que l’année dernière. Il faut néanmoins s’attendre à ce que ce travail s’arrête aux meilleurs joueurs. Si vous supportez Troyes, vous pouvez donc déjà oublier. On notera aussi qu’un vrai travail a été réalisé sur les grands stades de la planète qui bénéficient de modélisations encore plus réalistes et surtout d’un travail d’animation bien plus important. La mise en scène et notre arrivée sur le terrain n’en sont que plus belles.

La principale question que se pose un joueur de FIFA lorsqu’il débute une nouvelle année, c’est : va-t-il y avoir de vraies différences en terme de gameplay ? Sincèrement, après y avoir joué durant près de deux heures, la réponse est oui. Cette année encore, Electronic Arts donne l’impression d’avoir mis l’accent sur le beau jeu tout en tentant de se rapprocher le plus possible de la réalité footballistique. Dans ce sens, le physique du footballeur aura, cette année, une véritable importance. Cinq nouveaux archétypes ont ainsi été inclus dans cette version ce qui permet de ressentir la différence, manette en main et balle au pied, entre un joueur mince et rapide et un joueur plus costaud et lent. Le plus important reste la maîtrise que vous aurez du ballon, du joueur et de votre équipe. Plus vous comprendrez comment fonctionne chaque membre de votre club et plus vous réussirez à maîtriser les forces et les faiblesses de votre jeu. C’est bien là la vraie force de FIFA 18 : se concentrer sur les sensations de jeu, quitte à désarçonner ceux qui avaient pris des habitudes avec son prédécesseur.

Un nombre inconnu de joueurs aura droit à une nouveauté de taille : la retranscription de sa personnalité. Ainsi, Cristiano Ronaldo, par exemple, ne court pas comme Karim Benzema, ne pense pas comme Luka Modric et n’attaque pas de la même façon que Gareth Bale. Si cela devrait se limiter aux grandes stars du football, c’est intéressant de constater les différences qu’il existe entre chaque membre d’une même équipe. Ce qui n’était pas vraiment le cas les années précédentes, les joueurs présentant tous caractéristiques finalement assez similaires lorsqu’on les contrôlait, au-delà de leurs qualités techniques et physiques.

Joystick à gauche, joystick à droite

Vous vous en rendrez rapidement compte lorsque vous jouerez pour la première fois à FIFA 18, mais le nombre de touche de balle a grandement augmenté. Que ce soit en phase d’attaque, dos au but ou lors de la construction du jeu, les membres de votre équipe auront tendance a beaucoup plus réagir à vos coups de joysticks. Leurs jambes et leur attraction vers la balle sont ainsi bien mieux retranscrites que ce ne fut le cas les années précédentes, ce qui nous donne plus d’opportunités en terme de construction mais aussi de dribbles. Ceux-ci deviennent d’ailleurs par la même occasion plus intuitifs, ce qui est une bonne nouvelle, notamment pour les amoureux du petit pont. Il sera également plus aisément possible de mettre de « beaux buts » dans cette version, puisqu’on nous promet qu’un vrai travail a été effectué pour que les frappes, notamment en dehors de la surface et en reprise de volée, soient plus justes (et, vous l’aurez compris, rentrent plus facilement).

Si on nous annonce que l’IA a été améliorée, nous ne pourrons néanmoins pas vous en dire plus puisque nos parties se sont déroulées à chaque fois contre un adversaire humain.
Cette année encore, Alex Hunter est de retour et le mode solo qui va avec également. Alors que pour FIFA 17 l’expérience était intrigante, intéressante même, mais tournait rapidement en rond, de vrais efforts sont à prévoir pour cette version 2018. On nous promet ainsi une histoire divisée en chapitres, chacun contenant plus de contenus. Il sera ainsi possible de customiser son Alex Hunter (coupe de cheveux, vêtements, tatouages,…) mais également de contrôler d’autres personnages. Un nombre plus important de stars du ballon rond ont également participé à l’histoire et le multi-joueur en local fait aussi son apparition. Il a également été sous-entendu qu’Alex Hunter pourra aussi être prêté ou transféré dans un plus grand nombre de clubs (seules la Premier League et la Championship étaient présentes dans FIFA 17), ce qui nous permet de penser que le joueur pourrait venir jouer en Ligue 1. Quant à nos décisions face à nos coéquipiers ou coachs, elles devraient avoir de vraies répercutions sur notre partie. On attend tout de même de voir.

Alors, ça sent comment ?

FIFA 18 pourrait bien vous étonner. Alors qu’on a peur, chaque année, qu’EA nous présente une simple mise à jour de son jeu de foot phare, ce nouvel opus parait de qualité. Bien plus orienté beau jeu et techniquement plus abouti, il devrait ravir les fans de la franchise. S’il faut attendre avant de découvrir tous ses modes de jeu et ses nouveautés, ces premières heures manette en main nous ont en tout cas rassuré. Réponse définitive le 29 septembre prochain, sur PS4, Xbox One, PC mais aussi Nintendo Switch.