Un ver part dans l’espace avec une tête, il en revient avec deux

Science

Par Pierre le

C’est une étude réalisée par l’université de Tufts, près de Boston, qui concerne des vers envoyés dans l’espace. Après cinq semaines passé dans la station spatiale internationale, un cobaye est revenu avec deux têtes.

Vers l’infini et au-delà

Les chercheurs de l’université ont envoyé un groupe de 15 vers plats dans l’espace (Dugesia japonica), à bord de la station spatiale. Ils sont revenus sur Terre cinq semaines plus tard et ont été comparés à un groupe resté dans le Massachusetts. Les scientifiques ont ensuite publié les résultats de l’étude dans le revue Regeneration, relayée par Mashable.

Avant d’envoyer les invertébrés dans l’espace, les scientifiques leur ont coupé la queue. Surprise, un ver s’est vu pousser une deuxième tête là où il avait été coupé. Un fait inédit qui intrigue les scientifiques américains, qui n’ont jamais observé une telle chose chez l’animal.

Ensuite, les chercheurs ont coupé ce ver en deux, qui s’est transformé en deux vers distincts, ce qui prouve que sa physiologie avait changé au cours du voyage. De plus, certains vers se sont clonés, créant ainsi deux individus distincts, un phénomène de scissiparité inédit.

L’espace a-t-il joué son rôle ?

À leur retour sur Terre, les vers spatiaux ont été paralysés quelques heures et cherchaient plus la lumière que les spécimens restés sur Terre. Spécimens qui n’ont pas connus de tels changements.

Néanmoins, les scientifiques ne se risquent pas à affirmer que de tels changements sont dus forcément à l’Espace. En effet, les chercheurs indiquent que les environnements des deux groupes n’étaient pas similaires, ce qui fausse la conclusion. Les vers terriens n’ont en effet pas connu les conditions extrêmes du décollage et de l’atterrissage et n’étaient pas stockés à la même température que leur frères spatiaux.

Cette étude a été menée pour déterminer les problèmes biologiques que pourraient subir les humains lors de longs voyages spatiaux, vers Mars, par exemple. Mais jusqu’à preuve du contraire, Thomas Pesquet n’est revenu qu’avec une seule tête.

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