[Alors on regarde ?] La série animée Castlevania est un très bon divertissement pour adulte

Cinéma

Par Pierre le

La saga Castlevania a débuté en 1986 dans le domaine des jeux vidéo. Trente et un ans après le tout premier jeu sur NES, Netflix adapte la licence sous forme de série. Au menu, quatre épisodes de vingt minutes pour cette première saison qui rime avec réussite.

Bienvenue au XVe siècle

Je connais très peu Castlevania. À vrai dire, je n’ai joué qu’à l’épisode Lords of Shadow sur PS3. C’est donc avec un oeil de Béotien que je découvre cette série. Une série qui plaira sans aucun doute aux fans, mais qui ne perd pas non plus les profanes.

Nous sommes au quinzième siècle dans un pays imaginaire d’Europe de l’Est. Dracula cherche à se venger des humains. Le pays est à feu et à sang (surtout à sang) et les derniers survivants se barricadent dans des villes au bord du gouffre en s’accusant mutuellement du chaos. C’est dans ce contexte que nous suivons Trevor Belmont, un ancien héros accro à la bouteille qui regarde le massacre d’un œil indifférent.

Nous suivons l’histoire Trevor Belmont

Castlevania est une production anglo-saxonne mais utilise les codes de l’anime afin de mieux coller aux origines de la licence. Nous retrouvons donc un dessin qui pourrait tout droit sortir d’une production japonaise, mélangé à un storytelling à l’américaine. Les événements se succèdent et l’histoire se déroule sans digressions dans un univers aussi poisseux que désespéré. Le spectateur est accroché jusqu’à la toute fin qui laisse bien évidemment la porte grande ouverte à une deuxième saison.

Quatre épisodes de vingt minutes pour une saison qui aurait en réalité pu être un film animé d’une heure et demie, le découpage étant seulement pratique… Et surtout adapté à la consommation des utilisateurs de Netflix. Seule exception étant le premier épisode qui place le contexte global des trois suivants, ce qui donne une impression de diesel à l’histoire globale. Un scénario finalement simple mais extrêmement efficace qui laisse peu de place aux temps morts.

L’univers dépeint est aussi joli que désespéré

Une série pour les adultes

Avant chaque épisode, Netflix prévient bien le spectateur que la série est pour adulte et seulement pour les adultes. Nous comprenons vite pourquoi, la violence très graphique étant omniprésente, les créateurs s’étant fait plaisir avec les décapitations et les éviscérations. De même, notre Trevor n’est pas le dernier à jurer.

On regrettera tout de même une vulgarité parfois trop omniprésente, à se demander si les dialoguistes n’ont pas enchaîné les fuck juste pour faire plus mature. Un bémol également pour les animations, pas toujours très réussies, surtout en combat, et des détails parfois bâclés en plan large. Des plans larges, justement, qui se montrent souvent très esthétiques, à tel point qu’ils donnent envie d’appuyer sur pause pour les admirer plus longtemps.

Série créée par des fans, Castlevania n’est cependant pas seulement destiné aux fans, car même un gros noob comme moi a tout compris et surtout accroché. Reste maintenant qu’à attendre une deuxième saison obligatoire à la vue de la fin du dernier épisode.