[#JapanExpo] Les 5 choses à voir ce week-end sur le salon pour éviter les free hugs

Evénement

Par killy le

Le Japan Expo a commencé hier et se terminera ce dimanche. Parce que la taille du salon fait qu’il est difficile de tout découvrir (ainsi que de se frayer un passage dans la foule dense), nous avons décidé de vous mâcher la promenade en vous proposant 5 zones dignes d’intérêt !

Le Stand MO5

La condition première pour profiter du stand est d’apprécier les forêts d’ancien pixels et les aventures au long cours. Afin de rendre hommage aux 30 ans de Final Fantasy, l’association propose de se poser tranquillement sur des sièges plus ou moins moelleux pour s’essayer à tous les épisodes de la série de Square Enix. Chacun de ces RPG est accompagné d’une petite note explicative qui les recontextualise. Si le côté festival ne permet pas vraiment de se faire une petite run de Final Fantasy XII en 100 %, le simple fait pour les plus jeunes ou les moins initiés de découvrir certains épisodes dans leur version originale est un petit moment d’histoire. Surtout que, contrairement à la Paris Games Week, personne ne sera obligé de se battre pour avoir accès à une manette. Un côté musée interactif agréable et bien vu.

Final Fantasy VI

L’initiation au Shogi

Cette année, la Japan Expo permet de s’essayer à de nombreux jeux de société, qu’ils soient occidentaux ou japonais, par le biais de grands espaces dédiés. Une adaptation logique à la pratique de plus en plus étendue et démocratisée des jeux dits tangibles. Le choix est donc adapté à tous les publics et des places libres se libèrent régulièrement. Mais dans ce flot de pratiques, une s’avère méconnue et mérite quelques minutes entre l’achat d’un kirby en peluche et la queue pour.. pour quasiment tout. Le Shogi est dans les grandes lignes une variante du jeu d’échecs. On y retrouve le roi, le cavalier, le fou et quelques pièces supplémentaires comme le prince d’argent, le prince d’or ou encore le lancier. « Oui mais les échecs c’est trop lent et on s’endort », diront certains. Eh bien non, et surtout imaginez qu’une fois dans le terrain de l’adversaire, vos pièces peuvent être promues, changer de comportement et par extension, de type. Mieux, les pièces volées à l’adversaire peuvent être remises en partie à n’importe quel moment, modifiant d’un coup une partie gagnée en Waterloo sur nappe cirée. L’apprentissage est rapide, le jeu très stratégique et la courbe de progression pentue. Si vous avez aimé les batailles rangées de Game of Thrones avec ses rebondissement en cascade, c’est aussi jouissif. Mais sans Hodor.

>> Une association avec des gens très cools pour apprendre à jouer

Le village japonais Wabi Sabi

Escale apaisante et culturelle, l’espace Wabi Sabi est un ensemble de stands qui met en valeur la culture japonaise par l’intermédiaire de certaines villes du pays. Il est possible d’y goûter une lampée de thé Sencha, de s’imprégner des spécificités d’une région ou de rencontrer une mascotte joviale malgré son manque de communication. L’artisanat est mis clairement en avant avec des produits typiques et des expositions de pièces uniques. Le tout narré et présenté par des intervenants patients, sympathiques et vraiment désireux de faire découvrir leurs racines. Un passage intéressant pour ne pas se limiter au Japon uniquement par le prisme d’Akihabara.

Les stands Nintendo

De la moustache et des ustensiles agités. Point d’endroit interlope, mais l’ensemble des stands de l’éditeur/développeur japonais qui propose des démos d’une grande partie de ses jeux présentés lors de l’E3 dernier. Mario Odyssey, Mario + les Lapins Crétins : Kingdom Battle, Splatoon 2 et, dans une pirouette, Monster Hunter XX et Dragon Ball Xenoverse 2 dans leurs versions Switch jusqu’ici inédites. Bref, un aperçu du catalogue à venir et une excellente façon de laisser votre enfant attaché à une borne afin de passer une Japan Expo de père/mère de famille modèle. L’attente n’est jamais très longue avec des sessions de jeux relativement courtes qui permettent de libérer les places sans trop de soucis. Les plus compétitifs pourront qui plus est se la donner sur Arms histoire de régler des contentieux. Joliment décoré, cet espace est la plus généreuse des zones consacrées aux jeux vidéo.

L’exposition Animé 100

Dans le cadre des 100 ans de la naissance de l’animation japonaise – les 200 ans correspondront à la fin de la série Detective Conan – qui donne le thème du salon cette année, les organisateurs ont décidé de mettre cette histoire à l’honneur. Dans l’espace du même nom, il est possible de se balader parmi les œuvres les plus marquantes, par l’intermédiaire d’illustrations agrémentées de quelques anecdotes. Chaque salle correspond à un thème spécifique et s’organise autour de fresques murales, de quelques lithographies et de figurines. Dès l’entrée, un premier carton vous résume de belle manière la genèse de l’animation japonaise afin de bien se rendre compte de l’évolution de cette dernière et des nouvelles techniques qui s’y sont greffées au fur et à mesure. Une excellente initiative qui pèche malheureusement par un manque de place et d’approfondissement dû au format du salon. En revanche, vous pouvez prendre le temps de regarder quelques uns des courts-métrages inédits diffusés dans le cadre de l’expo, dont certains jamais sortis du Japon, notamment le magnifique La Sirène et les Bougies Rouges uniquement composé de plans fixes dignes d’un assemblage de tableaux d’Un’ichi Hiratsuka. A noter que de nombreuses conférences intéressantes sont justement incluses dans ce programme Animé 100.