Le boss de l’intelligence artificielle sera le maitre du monde, selon Vladimir Poutine

Intelligence artificielle

Par Elodie le

Pour le président russe, l’intelligence artificielle représente tout autant « des opportunités colossales » que des « menaces difficiles à prédire ». Quoi qu’il en soit, maîtriser cette science est un enjeu pour les années à venir. De quoi rassurer Elon Musk.

« Le maître [de l’intelligence artificielle] deviendra le maître du monde », ainsi parlait Vladimir Poutine. Invité à s’exprimer devant un parterre d’étudiants le 1er septembre dernier, le président russe n’y est pas allé par quatre chemins pour exprimer son opinion sur le développement de l’intelligence artificielle.

« L’intelligence artificielle c’est le futur, pas seulement pour la Russie, mais pour l’humanité tout entière », a-t-il expliqué. Elle apportera « des opportunités colossales, mais aussi des menaces difficiles à prévoir ». Vladimir Poutine vient ainsi grossir les rangs des leaders et personnalités qui s’impatientent autant qu’elles s’inquiètent des avancées toujours plus importantes constatées dans le domaine.

Opportunités et menaces

Ces dernières années, gouvernements et entreprises investissent en masse dans cette technologie : les États-Unis et la Chine font la course en tête, l’intelligence artificielle étant devenue un enjeu de sécurité nationale, souligne The Verge. La Chine ne cache pas ses ambitions de devenir le leader dans la recherche en intelligence artificielle d’ici 2030. Et beaucoup d’analystes semblent s’inquiéter des coupes opérées par l’administration Trump dans les fonds de la recherche scientifique et technologique de base. Le retard pris par les États-Unis pourrait d’avérer dangereux à terme.

Si l’apport de l’intelligence artificielle dans la recherche médicale n’est plus à démontrer, son application dans le secteur militaire n’a pas fini d’inquiéter, notamment avec le développement des cyber-armes comme les drones. Et Vladimir de prédire : « Quand les drones d’un pays seront détruits par les drones d’un autre camp, il n’y aura pas d’autre choix que de se rendre ».

La cyberguerre est déjà là

Il n’en fallait pas plus pour faire réagir Elon Musk, auteur récent, avec 115 autres PDG d’une lettre ouverte aux Nations Unies demandant l’interdiction des robots tueurs, chaînon central d’une « troisième révolution dans la guerre ».

« Ça commence… » a lâché le patron de Space X et Tesla dans la foulée des propos de Vladimir Poutine.

« La Chine, la Russie, et bientôt toutes les puissances informatiques. La compétition pour la supériorité en matière d’IA à un niveau national pourrait être, à mon avis, la cause la plus probable d’une troisième guerre mondiale ».

La cyber guerre, elle, semble bel et bien là, les cyber-attaques mondiales se multiplient, comme récemment avec les ransomware WannaCry et Not Petya. Certaines d’entre elles sont régulièrement attribuées à des gouvernements comme la Russie, dont l’armée de hackers sévirait notamment en Ukraine, visant aussi bien des centrales électriques et des aéroports.

Selon Vladimir Poutine, la Russie n’a pas la volonté de dominer son domaine, il assure ne pas vouloir voir un seul pays « monopoliser » une technologie : « Si nous devenons leader dans ce domaine, nous partagerons notre savoir-faire avec le monde entier, de la même manière que nous partageons nos technologies nucléaires aujourd’hui ». Suffisant pour rassurer ?