Elon Musk revient à la charge contre les robots tueurs

Le fondateur et CEO de SpaceX et 115 autres PDG interpellent les Nations Unies contre les robots tueurs.

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Elon Musk réitère son cri d’alarme deux ans après avoir demandé leur interdiction : « Les armes létales autonomes menacent de devenir la troisième révolution dans la guerre ».

Dans une lettre ouverte adressée aux Nations Unies dimanche par The Future of Life Institute, le boss de SpaceX et Tesla et inventeur de l’Hyperloop, rejoint par plus de 110 autres PDG d’entreprises leaders dans l’intelligence artificielle et la robotique, s’alarment de ces armes autonomes, communément appelés « robots tueurs », et demandent leur interdiction pure et simple.

Des robots tueurs bientôt aux mains de terroristes ?

« Une fois développées, les armes offensives autonomes permettront des conflits armés à une échelle jamais vue auparavant et à des vitesses difficiles à concevoir pour les humains », interpellent ces chefs d’entreprise, dont le co-fondateur de DeepMind (Google), Mustafa Suleyman

Et c’est en leur qualité de spécialistes que ces firmes décident d’agir : « En tant qu’entreprises mettant au point les technologiques d’intelligence artificielle et de robotique qui pourraient être détournées pour développer des armes autonomes, nous nous sentons particulièrement responsables pour tirer le signal d’alarme », peut-on lire en introduction de cette lettre ouverte.

« Elles peuvent être des armes terrifiantes, des armes que des dictateurs et des terroristes utilisent contre des populations innocentes, et des armes piratées à des fins funestes ».

Ne pas ouvrir la boite de Pandore

Depuis 2013, l’ONU s’intéresse à l’utilisation des IA à des fins militaires. En 2015, après une première lettre ouverte dont Elon Musk était également signataire avec Stephen Hawking, les Nations Unies ont constitué un groupe d’experts gouvernementaux dédié à la question des « systèmes d’armes létales autonomes » dont l’objectif est de se positionner, notamment en demandant éventuellement leur interdiction. L’ONU doit se prononcer cette année. Mais les réunions prévues sur le sujet à partir de lundi à Genève ont été reportées à novembre prochain.

« Nous n’avons pas beaucoup de temps pour agir. Une fois ouverte cette boîte de Pandore, elle sera difficile à refermer. C’est pourquoi nous (vous) implorons de trouver le moyen de nous protéger de ces dangers », s’inquiètent les signataires.

Pour Elon Musk, c’est un fait établi depuis longtemps : « L’IA est « potentiellement plus dangereuse que les bombes nucléaires ».

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