L’intelligence artificielle permet à la NASA de confirmer l’existence d’un système stellaire semblable au nôtre

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Par Jules le

L’agence spatiale américaine a annoncé la découverte d’un système doté de huit planètes orbitant autour d’une seule étoile. Une trouvaille qui a été rendue possible grâce à l’aide d’une intelligence artificielle de Google.

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Notre bon vieux système solaire n’est désormais plus le système le plus large que nous connaissons. Avec l’aide d’une intelligence artificielle fournie par la firme de Mountain View, la NASA a découvert une huitième exoplanète rocheuse orbitant autour de Kepler-90, une étoile semblable à la nôtre et située à 2 545 années-lumière de la Terre. « Il existe un autre système stellaire similaire à notre système solaire avec le même nombre de planètes en orbite autour d’une seule étoile », indique l’agence spatiale américaine dans un communiqué.

Similaire et pourtant si différent

Andrew Vanderburg, astronome de l’Université du Texas à Austin, explique ainsi que « le système stellaire Kepler-90 est une version miniature de notre système solaire, avec de petites planètes à l’intérieur et de grosses planètes à l’extérieur, mais elles sont beaucoup plus resserrées. »

Malgré ses similitudes avec notre système solaire, les chances de dénicher une forme de vie au sein du système Kepler-90 sont quasi nulles. L’étoile Kepler-90 est 20% plus grosse que le soleil et 5% plus chaude. De plus, les huit planètes qui composent ce système ont une orbite plus proche de l’étoile que les nôtres du Soleil. À titre de comparaison, 7 des 8 planètes de Kepler-90 se trouveraient entre la Terre et le Soleil. Quant à la planète fraîchement découverte, baptisée Kepler-90i, elle est 30% plus grosse que la Terre, elle possède une température moyenne de 426 degrés Celsius et fait le tour de son étoile en seulement 14,4 jours.

I.A. comme un progrès

Quoi qu’il en soit, cette découverte démontre à quel point l’intelligence artificielle peut s’avérer prometteuse dans le domaine de l’astronomie. Pour dénicher cette planète, la NASA a bénéficié d’un petit coup de pouce de la part d’une intelligence artificielle de Google. Cette dernière a analysé plus de 15 000 signaux « faibles » captés par le télescope spatial Kepler pour s’entraîner, avant de se mettre au travail sur des données provenant de près de 670 étoiles connues des scientifiques pour abriter plusieurs planètes.

« Nous avons développé un outil capable d’aider les astronomes à avoir plus de justesse », a déclaré Chris Shallue, un ingénieur senior en intelligence artificielle chez Google. « C’est un outil pour augmenter la productivité des astronomes sans pour autant les remplacer. »