La SNCF teste un train autonome et télécommandé

culture geek

Par Elodie le

Un peu comme celui qu’on vous a offert à Noel lorsque vous étiez enfant… mais en plus imposant !  

Le métro automatisé roule comme sur des rails (jusqu’ici tout va bien) aussi bien à Paris, Lille, Lyon, Toulouse ou Rennes. Bientôt nous verrons des trains sans conducteurs filer à toute allure sur les chemins de fer de France et de Navarre. La SNCF a ainsi noué des partenariats avec Alstom ou Thalès pour faire avancer le projet d’un train autonome téléguidé.

C’est sur une rame dotée de capteurs, radars (système de détection d’obstacles) et autres caméras embarquées que la SNCF expérimente le train du futur : une rame autopilotée depuis un centre de régulation à distance et sans conducteur. Ces premiers tests sont en cours sur le tronçon Toulouse-Rodez, avant une expérimentation en 2019, pour une mise en service étendue en 2025.

GPS de pointe

Le projet baptisé TC Rail, lancé en octobre 2017, ambitionne d’améliorer la sécurité et la régularité des trains, mais aussi les performances du système ferroviaire français.

Pour cela, l’idée est de s’appuyer sur les technologies de géolocalisation par satellite, d’où la coopération étroite entreprise avec le CNES (Centre national d’études spatiales). Grâce à une géolocalisation de pointe, l’ensemble des trains circulant sur les voies seront détectés et pourront, si besoin, être dirigés jusqu’à leur gare de dépôts avec précision (au centimètre près) ou diriger un TER coincé à quai faute de conducteur à quai vers une voie de garage, précise Le Parisien.

Du 100% autonome en 2026 ?

Toutefois, la SNCF confirme qu’un conducteur restera à bord pour intervenir en cas de nécessité. La SNCF devrait cependant signer un partenariat technologique et industriel pour concevoir des prototypes de trains 100 % autonomes, pour une mise en circulation, dès 2026, de convois de fret et des trains régionaux de voyageurs.

Le centre de régulation à distance recevra l’ensemble des données satellitaire Galileo (le GPS européen) pour gérer la signalisation du réseau ferroviaire. Un moyen d’appliquer sur terre, ce qui s’opère déjà dans les airs.

« L’utilisation du satellite pourrait entraîner à terme la suppression des installations fixes le long des voies et des liaisons filaires ce qui entraînerait de facto une baisse des coûts d’exploitation de la SNCF », souligne BFM Business.

En revanche, pour le WI-FI dans les trains, il faudra encore attendre un peu…