Mort d’Isao Takahata, le cofondateur des studios Ghibli

Cinéma

Par Julien Paillet le

En 1985, Isao Takahata avait fondé le studio d’animation Ghibli avec Hayao Miyazaki. Grand cinéaste de l’animation japonaise, l’homme est décédé hier à l’âge de 82 ans.

Flickr-Festival d’Annecy 2014

Hospitalisé à Tokyo pour un cancer des poumons, Isao Takahata est décédé le jeudi 5 avril 2018. Ce grand nom du cinéma japonaise est né à Ise (à l’époque Ujiyamada), en 1935. Après avoir étudié la littérature française, et notamment les poèmes de Jacques Prévert, le futur cinéaste rejoint en 1959 la société Toei, un studio de production de films d’animations. Sa première réalisation est la série Ken l’enfant loup (1963), dont il signe plusieurs épisodes.

Horus, prince du soleil (1968)

Son tout premier long métrage, Isao Takahata le fabrique avec un certain Hayao Miyazaki, qui se retrouve lui aussi embauché à Toei. Ensemble, ils réalisent ainsi le magnifique Horus, prince du soleil en 1958. Les deux hommes évolueront par la suite dans de brillantes carrières respectives et fonderont notamment le studio Ghibli en 1985 après l’immense succès de Nausicaä de la vallée du vent.

L’un des sommets de l’oeuvre de Takahata arrivera en 1988 avec le célèbre et terrassant d’émotion Le Tombeau des lucioles. Un drame se déroulant durant la Seconde Guerre Mondiale mettant en scène le calvaire de deux jeunes enfants, un frère et sa sœur, qui se retrouvent livrés à eux-mêmes après la mort de leur mère.

Le Conte de la princesse Kaguya (2014)

Son dernier film, Le conte de la princesse Kaguya, avait mis des années à sortir en salles. Ce dernier, bouleversant à plus d’un titre, était adapté d’un conte populaire au Japon, Le coupeur de bambou. Il y était question d’une petite fille, Kaguya, qui était découverte par des paysans à l’intérieur de la tige d’un bambou. Suite à cela, elle devenait rapidement une jolie jeune femme convoitée par divers grands princes qui, pour obtenir sa main, devaient relever d’incroyables défis. Un chef d’oeuvre salué, fait rare, unanimement par la critique française.