
Conserver la mémoire d’un monde “pour des millions d’années”. C’est un des objectifs de l’intéressant projet Sanctuary que le CEA présentait hier plus en détail, dans un communiqué.
Lancée à l’occasion du 50e anniversaire du premier pas de l’homme sur la Lune (le 20 juillet 2019) , cette mission d’exploration spatiale s’avère, à plus d’un titre, originale.
Exploration des vestiges de la mission Apollo 17
Comme l’indique le CEA, Sanctuary est en effet la première mission d’exploration spatiale privée et la première mission spatiale dédiée à l’archéologie. Pendant douze jours – presque un jour lunaire – deux robots exploreront ainsi “les vestiges laissés par les astronautes américains” d’une autre mission Apollo, la dernière : Apollo 17.
Des disques de saphir contenant “la mémoire d’une époque”
Sanctuary emportera qui plus est une cargaison très particulière. Cette sonde qui alunira dans la région Taurus Littrow embarquera en effet 17 disques de saphir contenant sous forme d’images, de textes ou de données codées “l‘intégralité de deux génomes humains (un homme, une femme), une sélection d’informations scientifiques, d’œuvres artistiques et de travaux collaboratifs”.

Il ne s’agit cependant pas ici de s’adresser à d’hypothétiques extraterrestres comme avec les sondes Pioneer et Voyager. L’objectif de Sanctuary est plutôt de s’adresser aux prochaines générations d’humains dans un lointain futur. Une fois la mission d’exploration achevée, la sonde restera en effet sur la Lune à proximité de la Terre et donc de nos descendants. “Il s’agit de leur parler de nous, d’ici et de maintenant” note le CEA. Une application à (très) grande échelle d’un classique de la sécurité informatique : ne gardez jamais une sauvegarde au même endroit que les fichiers originaux.