Cambridge Analytica a fermé ses portes

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Par Olivier le

Cambridge Analytica, la société britannique d’influence politique au cœur du scandale Facebook, a fermé ses portes. Tout comme SCL Group, la maison-mère du cabinet, emporté également par l’affaire qui secoue le réseau social et une bonne partie de l’industrie de la tech et des services en ligne.

Les opérations des deux entreprises ont cessé rapidement après l’annonce de leur fermeture commune. SCL a entamé le processus de faillite auprès de la justice. Le conseil d’administration de Cambridge Analytica a jugé que changer le nom de la société serait « futile » : l’image de marque très dégradée ainsi que la fuite des clients ont coûté trop cher. Les employés ont été priés de rendre leurs cartes d’accès immédiatement.

Un scandale qui coûte cher

Peu après la révélation du scandale, les petites affaires de Cambridge Analytica ont commencé à s’étaler sur la place publique. On a alors découvert une firme qui, en plus d’utiliser indûment les données de dizaines de millions d’abonnés Facebook, exploitait toutes sortes de moyens de pression flirtant souvent avec l’illégalité pour parvenir à ses fins.

Le départ forcé d’Alexander Nix, l’ex-PDG de Cambridge Analytica, n’ayant pas permis d’éteindre l’incendie, la seule issue possible de cette histoire était sans aucun doute la faillite de l’entreprise. Toutefois, comme un ultime pied de nez à l’opinion publique, Cambridge Analytica se plaint de la couverture médiatique qui a fait « virtuellement fuir tous les clients et les fournisseurs de la société ».

Par ailleurs, la firme assure avoir toujours agi dans la légalité : ses activités étaient « largement acceptées comme des composants standards de la publicité en ligne, à la fois dans les domaines commerciaux et politiques », assure-t-elle dans un communiqué.