Les drones, auxiliaires zélés du crime organisé

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Par Olivier le

Les drones ne servent pas qu’à explorer les cieux pour amuser leurs propriétaires. Ils peuvent également devenir des outils de surveillance et des agents de perturbation très efficaces pour les criminels high-tech.

Des drones ont ainsi été utilisés durant une situation de prise d’otages. L’équipe de secours envoyée par le FBI n’a pas pu réaliser son travail de surveillance du terrain : positionnés sur un point stratégique des lieux (on ignore où se déroulait l’opération), les agents ont été littéralement assaillis par un « essaim » de drones qui n’a cessé de les frôler. À tel point que l’équipe n’a tout simplement pas eu l’occasion d’obtenir une bonne appréciation de la situation.

Prise d’otages sous surveillance

Joe Mazel, à la tête de l’unité des technologies opérationnelles du FBI, a décrit plusieurs de ces situations durant une conférence à Denver. « Nous étions complètement aveugles », a-t-il expliqué à propos de la prise d’otages ci-dessus. Les essaims de drones représentent un véritable défi pour les forces de l’ordre, admet-il. S’il n’en dira pas plus de l’issue de l’opération, Mazel a tout de même précisé que les suspects avaient tout simplement glissé les drones dans leurs sacs à dos pour les emmener à l’endroit de la prise d’otages.

Cette histoire montre comment le crime organisé sait exploiter des drones que l’on trouve partout en magasin. Un groupe a ainsi utilisé des drones pour surveiller un commissariat afin de connaitre les allées et les venues dans le bâtiment. Autre usage : repérer discrètement les failles dans la sécurité d’un lieu. Récemment, on a aussi appris que des drones étaient utilisés pour faire de la contrebande d’iPhone en Chine.

Comment se protéger de ces auxiliaires du crime très efficaces ? Il existe des solutions comme des « fusils » capables d’obliger les drones à atterrir ou à revenir vers leur propriétaire. Des équipements de brouillage ont aussi été installés par l’armée américaine en Syrie et en Irak, mais ces solutions ne sont pas adaptés à l’environnement urbain des États-Unis. Le FCC interdit par exemple l’utilisation des fusils anti-drones.