
Des drones ont ainsi été utilisés durant une situation de prise d’otages. L’équipe de secours envoyée par le FBI n’a pas pu réaliser son travail de surveillance du terrain : positionnés sur un point stratégique des lieux (on ignore où se déroulait l’opération), les agents ont été littéralement assaillis par un « essaim » de drones qui n’a cessé de les frôler. À tel point que l’équipe n’a tout simplement pas eu l’occasion d’obtenir une bonne appréciation de la situation.
Prise d’otages sous surveillance
Joe Mazel, à la tête de l’unité des technologies opérationnelles du FBI, a décrit plusieurs de ces situations durant une conférence à Denver. « Nous étions complètement aveugles », a-t-il expliqué à propos de la prise d’otages ci-dessus. Les essaims de drones représentent un véritable défi pour les forces de l’ordre, admet-il. S’il n’en dira pas plus de l’issue de l’opération, Mazel a tout de même précisé que les suspects avaient tout simplement glissé les drones dans leurs sacs à dos pour les emmener à l’endroit de la prise d’otages.
Cette histoire montre comment le crime organisé sait exploiter des drones que l’on trouve partout en magasin. Un groupe a ainsi utilisé des drones pour surveiller un commissariat afin de connaitre les allées et les venues dans le bâtiment. Autre usage : repérer discrètement les failles dans la sécurité d’un lieu. Récemment, on a aussi appris que des drones étaient utilisés pour faire de la contrebande d’iPhone en Chine.
Comment se protéger de ces auxiliaires du crime très efficaces ? Il existe des solutions comme des « fusils » capables d’obliger les drones à atterrir ou à revenir vers leur propriétaire. Des équipements de brouillage ont aussi été installés par l’armée américaine en Syrie et en Irak, mais ces solutions ne sont pas adaptés à l’environnement urbain des États-Unis. Le FCC interdit par exemple l’utilisation des fusils anti-drones.