L’Algérie coupe Internet pour éviter la fraude au bac

Général

Par Kesso le

Pendant toute la période du bac en Algérie, les autorités ont décidé de suspendre Internet pendant la première heure de chaque épreuve. Les téléphones, tablettes et autres objets connectés sont également interdits dans les centres d’examens.

 

Crédit image : Alumnos – Universidad de Navarra. Via Flickr

Le gouvernement algérien n’y est pas allé de main morte pour combattre la triche pendant la période des examens. Il a décidé de couper l’accès à Internet pour les connexions mobiles et fixes pendant une heure après le début de chaque épreuve. Cette mesure sera effective jusqu’au 25 juin, date de fin des épreuves du baccalauréat. Le gouvernement est même allé plus loin en bloquant l’accès à Facebook dans tout le pays jusqu’à la fin de session des examens. Le but est d’éviter le scandale de 2016 : les sujets avaient fuité en ligne avant et pendant les épreuves, permettant ainsi aux retardataires d’en profiter. Les épreuves avaient par la suite été annulées et des dizaines de milliers de candidats avaient dû les repasser.

L’année dernière, le gouvernement algérien avait pris des mesures moins drastiques. En effet, les autorités avaient demandé aux fournisseurs d’accès à Internet de bloquer l’accès aux réseaux sociaux, ce qui n’avait pas empêché les fuites. Les retardataires avaient également été refusés des centres d’examens. Mais ils étaient si nombreux  qu’il a été nécessaire d’organiser une session de rattrapage. C’est pour cette raison que cette année, les objets connectés sont interdits dans les 2 108 centres d’examens. Cette interdiction concerne les candidats mais aussi les professeurs, les surveillants et les membres du personnel administratif. Des détecteurs de métaux ont même été prévus pour les candidats.

Des mesures pour la protection des sujets

Des moyens importants ont aussi été prévus concernant la protection des sujets. Ainsi, des caméras de surveillance et des brouilleurs de télécommunications ont été installés dans les centres d’impression des sujets.