Quand la multiplication des plateformes de streaming incite au piratage

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Par Jules le

Netflix, Amazon Prime Video, Hulu, OCS, et bientôt Apple, Facebook ou Disney. Autant de plateformes de streaming payantes qui multiplient les contenus originaux pour essayer de se démarquer de la concurrence. Mais face à la multiplication des abonnements et l’allongement de la facture en fin de mois, le consommateur est de plus en plus tenté de retourner au bon vieux piratage.  

L’émergence de services comme Netflix ou Amaon Prime Video a relancé la consommation légale de films et séries. En effet, les consommateurs sont devenus plus enclins à débourser un abonnement mensuel pour avoir accès non seulement à du contenu exclusif, mais aussi de meilleure qualité (en HD voire même UHD dans certains cas), et surtout sans avoir à chercher la série qu’ils veulent sur d’obscurs sites web puis attendre des heures que le téléchargement s’achève.

Fall and rise of the piracy

Évidemment, le succès de Netflix a fait de nombreux envieux au sein de l’industrie du divertissement, et de plus en plus de médias, de studios et même de géants de la Silicon Valley ont décidé de s’offrir une part du gâteau que représente le streaming payant.

Mais la multiplication des services de streaming ne signifie pas uniquement plus de contenus originaux à mettre sous les yeux des consommateurs. Il est également synonyme d’un accroissement du nombre d’abonnements. Or tout le monde n’a pas les moyens de débourser plus de 50 euros par mois pour accéder à l’intégralité des séries et films du moment.

Première conséquence de cette recrudescence des services de streaming ? Un regain de vitalité pour le piratage. Dans son rapport intitulé Global Internet Phenomena, la société informatique Sandvine constate une hausse de l’utilisation de BitTorrent.

Sandvine rappelle que 50 % du trafic Internet mondial actuel est désormais chiffré, et que presque 58% du trafic global est dédié à la vidéo. À lui seul, Netflix représente 15% du trafic downstream total. De même, l’entreprise met en exergue le fait que le partage de fichier équivaut à 3% du trafic downstream et 22% du trafic upstream. Et 97% de ces deux trafics concernent BitTorrent.

Crédit : Sandvine

Après avoir culminé à 52% du trafic upstream aux États-Unis en 2011, BitTorrent s’était effondré en à presque 27% en 2015, alors que les abonnements aux services de streaming se multipliaient. Dorénavant, les chiffres repartent à la hausse pour BitTorrent, avec 22% du trafic upstream global, et des pointes à 32% dans des régions comme l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.

Crédit : Sandvine

Comme quoi, le piratage a encore de beaux jours devant lui, quoique fassent Disney, Netflix ou Amazon.