Brendan Iribe, cofondateur d’Oculus, s’en va et c’est le futur de la VR qui est remis en question

Réalité Virtuelle

Par Mathieu le

Va-t-il y avoir un Oculus Rift 2 ? La question peut légitimement être posée tant l’avenir de la réalité virtuelle suscite maintes interrogations ces dernières semaines. La technologie, qui a fait bien des émules lors de sa sortie grand public il y a près de trois ans, avance peu, trop peu. Et ce n’est pas le départ de Brendan Iribe, cofondateur d’Oculus VR, qui donne envie de penser le contraire.

Un avenir qui s’inscrit en pointillés

On a beau dire tout et son contraire, il faut avouer que la réalité virtuelle et les différents casques sortis sur le marché ont rencontré un succès d’estime plus que populaire. Le PlayStation VR est aujourd’hui le modèle qui marche le mieux avec trois millions d’unités écoulées dans le monde en deux ans. Quant au HTC Vive et l’Oculus Rift, leurs constructeurs s’entêtent à ne pas trop communiquer sur les chiffres de ventes, pour des raisons obscures.

Quoi qu’il en soit, Oculus, racheté en 2014 par Facebook pour la modique somme de deux milliards de dollars, perd l’un de ses cofondateurs en la personne de Brendan Iribe. Ce départ intervient plus d’un an après celui de Palmer Luckey, qui avait décidé de quitter l’entreprise après un long silence médiatique pour le moins étrange. Brendan Iribe a laissé un message, hier, sur son compte Facebook personnel expliquant sa démarche : « Me concernant, ce sera la première vraie pause que je vais prendre en 20 ans. C’est l’heure de recharger, de réfléchir et d’être créatif. J’ai hâte d’être au prochain chapitre » affirme-t-il.

Finalement, seuls deux cofondateurs sont encore à bord du navire : Nate Mitchell, en charge de la plateforme Rift et Michael Antonov, Chief Software Architect. En ce qui concerne Brendan Iribe, si ce dernier explique que cette décision de quitter son entreprise et Facebook est souhaitée (il remercie notamment Mark Zuckerberg et souligne l’excellent état d’esprit qui règne chez Oculus et Facebook), le site TechCrunch avance une séparation plus compliquée.

Brendan Iribe lors de la présentation du Rift

Oculus Quest avant tout

Selon nos confrères, de vives tensions ont éclaté suite à l’abandon par la société de Mark Zuckerberg de la création d’Oculus Rift 2, un appareil qui tenait particulièrement à cœur à Iribe. Ces divergences stratégiques auraient finalement eu raison de la relation entre l’homme et Facebook. Néanmoins, un communiqué niant ces allégations et confirmant qu’une nouvelle version du Rift était en cours de développement a rapidement été diffusé, laissant médias et public dans une légère confusion. « Nous avons démarré une révolution qui va changer le monde comme nous ne pouvons même pas l’imaginer », explique de son côté Brendan Iribe qui continue de croire fermement en la réalité virtuelle et l’avenir d’Oculus dans ce secteur.

Les prochains mois seront cruciaux pour la société qui va lancer Oculus Quest, un casque VR autonome, sans fil, se plaçant entre le Go et le Rift. Prévu pour le printemps 2019, ce nouveau modèle, plus accessible (399 dollars) et dédié aux joueurs (il bénéficiera de 50 jeux et applications lors de son lancement) sera un test grandeur nature pour tenter de démocratiser la réalité virtuelle. Mais ce sera sans Brendan Iribe.