SFR : L’opérateur dénonce l’action de l’Arcep à son encontre

Télécom

Par Jules le

Au lendemain du lancement d’une procédure d’instruction par l’Arcep contre SFR, en raison d’une surfacturation de ses anciens abonnés, l’opérateur d’Alain Weill a critiqué l’action du gendarme des Telecoms. Le PDG de SFR estime en effet que l’Arcep « rabaisse » son entreprise.  

« L’Arcep n’a pas pour vocation de jouer aux associations de défense des consommateurs, ce n’est pas son rôle« , estime Alain Weill, PDG de SFR, devant les sénateurs de la Commission des affaires économiques, dans des propos rapportés par Les Echos.

L’homme d’affaires reproche ainsi à l’Arcep le lancement d’une procédure d’instruction à l’encontre de son opérateur téléphonique. Dans son premier bilan annuel, la plateforme « J’alerte l’Arcep » constate effectivement que SFR arrive en tête des plaintes des consommateurs (entre 30 et 35%), et surtout qu’il continue de facturer l’offre fixe à ses anciens clients passés à la concurrence.

Pour SFR, les résultats de l’Arcep sont non-représentatifs

« Tous nos indicateurs montrent que le nombre de plaintes concernant SFR baisse tous les jours, et l’Arcep le sait bien. Le régulateur des télécoms devrait davantage guider et encourager les opérateurs, or là, il nous rabaisse. La situation n’est certes pas idyllique, mais les informations de l’Arcep ne correspondent à la réalité pour autant« , se plaint Alain Weill.

Qui plus est, l’opérateur français juge que les méthodes utilisées et les données récupérées lors de sondages et d’enquêtes sont non-représentatives de la réalité.

La procédure lancée par l’Arcep laisse 6 à 9 mois à SFR pour rentrer dans le droit chemin. Si l’opérateur ne se plie pas aux directives du gendarme des télécoms, il risque une amende pouvant atteindre 3% de son chiffre d’affaires.