Toyota présentera un prototype de voiture autonome très avancé au CES 2019

Automobile

Par Corentin le

Le système de conduite autonome de Toyota et Lexus se rapproche de l’industrialisation et propose désormais deux modes d’action distincts.

C’était il y a six ans déjà, lors du CES 2013, que Toyota présentait son premier prototype de voiture autonome. Cette année, le géant japonais remettra le couvert avec un prototype baptisé « P4 » à la technologie très avancée, l’occasion pour la presse et le public de constater les avancées faites en six ans seulement.

Plus de capteurs, plus de calculs = meilleure fiabilité

La prototype P4 se base sur la très luxueuse berline du groupe Lexus LS 500h, laquelle se voit greffée d’un attirail (pour le moment disgracieux) de caméras et de radars en tout genre, dont plusieurs scanners laser 3D LIDAR. On notera principalement la présence de huit caméras sur le toit, et de deux nouveaux LIDARs sur les côtés de la voiture. Sur le plan technologique, la plus grande avancée de ce nouveau prototype est la puissance de calcul de l’ordinateur, grandement accrue. Cela lui permet ainsi de gérer une plus grande quantité de données, et donc de plus nombreux capteurs, rendant la conduite autonome plus précise et donc plus sûre qu’auparavant.

Mais ce n’est pas tout, l’ordinateur a aussi subi une cure d’amaigrissement lui permettant de se glisser derrière la banquette arrière sans occuper tout l’espace du coffre, et se contente désormais d’une batterie de 12V pour s’alimenter. Deux paramètres qui rendent  l’industrialisation du système plus plausible à court terme.

Deux modes de conduite autonome

Pour ce qui est de la partie logiciel, la Lexus innove en proposant deux types de conduite autonome répondant à des besoins bien distincts. Le premier, baptisé Guardian, est en réalité de la conduite semi-autonome utilisable presque partout et similaire à celle présente sur les voitures de séries les plus avancées, avec pour principal objectif d’assister le conducteur pour éviter les accidents, sans pour autant détériorer l’expérience de conduite. Le second mode, baptisé Chauffeur, porte bien son nom : il s’agit cette fois d’une conduite autonome totale (vraisemblablement de niveau 4), mais utilisable sur des portions de route restreinte où le système peut fonctionner en toute sécurité (on pense notamment aux voies rapides).

Source: Engadget