Google investit en Inde pour concevoir ses propres puces

Hardware

Par Olivier le

Google s’est fait un nom dans le matériel. Le groupe commercialise ainsi des smartphones, des enceintes connectées, des dongles de streaming… et bientôt, des chaussures connectées ! L’entreprise n’a pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin.

Récemment, Google a acheté auprès de Fossil le nécessaire pour développer en interne une montre connectée (la future Pixel Watch ?). Pour accélérer la conception de produits, le moteur de recherche mise sur l’Inde : ces derniers mois, l’entreprise a multiplié les embauches de spécialistes des semiconducteurs à Bangalore.

Ingénieurs à gogo

Une vingtaine d’ingénieurs travaillent désormais pour Google au développement de puces, et du renfort est attendu dans les prochains mois, selon Reuters. D’ici la fin de l’année, ce sont plus de 80 personnes qui garniront les effectifs de cette unité. La plupart des profils auront été débauchés d’Intel, Qualcomm, Broadcom ou encore Nvidia.

Le centre de R&D de Google à Bangalore n’avait jamais été repéré auparavant, alors que la métropole indienne est une place forte dans la conception de semi-conducteurs. Google est le premier mastodonte d’internet à établir une équipe dans la ville.

Depuis 2014, Google développe les puces des serveurs de ses data-centers, et plus récemment l’entreprise a mis au point une puce spécialisée dans le traitement informatique des photos, pour ses smartphones Pixel. La filiale d’Alphabet a certainement l’intention de multiplier les puces « maison » pour ses futurs appareils, plutôt que de faire appel à des fournisseurs.

Cette volonté de concevoir davantage de composants en interne n’est pas étonnante, si l’on considère qu’Apple s’est également engagée sur ce chemin. Le constructeur californien conçoit ainsi les processeurs de ses produits mobiles, plutôt que d’utiliser des composants tiers de Qualcomm ou d’Intel.

Si l’investissement est lourd au début, les économies réalisées par la suite sont substantielles. De plus, cela permet d’adapter et d’optimiser parfaitement les puces à ses besoins, là aussi comme c’est le cas d’Apple.

Source: Reuters