La voix de Trump utilisée dans des appels automatisés pour récupérer de l’argent

politique

Par Henri le

Les boites vocales automatisées sont monnaie courante aux États-Unis, et servent à récolter des dons pour diverses causes. Et c’est la voix de Trump qui a cette fois été utilisée.

Les campagnes de financement des parties font partie intégrante de la vie politique américaine. Et les appels automatisés restent un moyen efficace de récolter des dons dans un pays aussi gigantesque que les États-Unis. Selon CNN, un comité d’action politique nommé « the Support American Leaders PAC » aurait déployé plus de 200 000 « robocalls » illégaux à travers le pays, et récolté plus de 100 000 dollars sur le mois de janvier. Ces appels permettaient d’entendre le président Donal Trump comme s’il s’adressait à vous. Le message était principalement composé d’enregistrement de différents discours qu’il avait tenus lors de différents événements. Un des scripts récupérés par la chaîne américaine laissait entendre :

« Je suis Donald Trump. Ce soir, je vous demande de défendre notre très dangereuse frontière du sud, par amour et dévotion pour votre pays. »

Un message suivi d’une voix grave qui demande à l’interlocuteur de faire partie des « centaines de milliers de patriotes qui ont aidé le président à enfin construire un mur grâce à leur donation. »

Crédits : Michael Vadon / Wikimedia Commons

Le problème, c’est que l’argent récolté n’a pas été envoyé à la campagne officielle de Trump. Il est conservé dans cette PAC (une organisation privée dont le but est d’aider ou au contraire de gêner des élus) certes affiliée à la campagne du président, mais qui ne dépense pas encore de fond pour l’élection de 2020. Ces dons seraient en fait utilisés pour pouvoir passer encore plus de « robocalls ».

Ces répondeurs automatisés/robotisés ne sont pas illégaux, mais la Commission fédérale des communications exige des informations sur le comité qui les utilise. Un numéro d’information doit également être communiqué à l’interlocuteur. La commission fédérale du commerce pourrait s’en mêler et montrer que ces appels induisaient en erreur les personnes visées.

Matthew Tunstal, le directeur de la PAC incriminée a répondu à CNN que ces « robocalls » respectaient la loi tout en admettant une erreur sur ceux qui utilisaient le terme « Je suis Donald Trump ».

Les législateurs américains se seraient récemment penchés plus sérieusement sur la question, afin de renforcer les mesures d’authentification des groupes qui mènent ces campagnes d’appel.