Huawei porte plainte contre les États-Unis

L’imbroglio judiciaire qui oppose Huawei et les États-Unis a pris un nouveau tournant, avec l’annonce d’une plainte contre l’administration Trump de la part du géant chinois.

La sentence n’aura pas tardé à tomber. Seulement quelques jours après avoir menacé le gouvernement des États-Unis, Huawei a annoncé avoir déposé une plainte devant le tribunal du Texas à l’encontre de l’administration Trump. Visé depuis plusieurs mois déjà par le président américain, le constructeur chinois semble bien décidé à réclamer justice face à une récente mesure de Washington interdisant à ses agences fédérales d’utiliser ses produits.

Guerre froide 2.0

Depuis l’année dernière, les tensions étaient déjà tendues entre Huawei et Washington. Accusé d’espionnage sur la population américaine via le biais de ses produits, le constructeur chinois a été la cible de plusieurs mesures de la part du gouvernement américain, visant notamment à l’empêcher de participer à la mise en place des infrastructures 5G. Plus récemment, Donald Trump interdisait à ses agences fédérales d’utiliser des appareils de la marque. Des mesures, qui selon Huawei, seraient contraires à la constitution américaine, et entreraient dans le cadre des bills of attainder (punir sans procès).

Deux plaintes pour le prix d’une

L’administration Trump n’est pas la seule à être visée par une plainte de la part du géant chinois. En décembre dernier, la dirigeante de Huawei Meng Wanzhou était arrêtée à Vancouver par les autorités canadiennes, après une demande d’extradition de la part de Washington. Suite à l’accélération des procédures en début de semaine, les avocats de la directrice financière du groupe ont déclaré que des poursuites judiciaires avaient également été lancée contre le gouvernement canadien pour violation des droits constitutionnels et détention illégale.

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