Informatique, éducation… voilà les secteurs où les salariés font le plus d’heures supp’ non payées

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Par Anne Cagan le

Les Français exercent en moyenne près de cinq heures supplémentaires par semaine non rémunérées. Les professionnels de tous les secteurs ne sont cependant pas logés à la même enseigne.

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Dans quel secteurs les salariés font-ils le plus d’heure supplémentaires non rémunérées? Pour répondre à cette question, ADP a interrogé plus de 10 000 salariés en Europe dont 1410 en France. Le cabinet de gestion RH livre aujourd’hui les résultats de son enquête dans The Workforce View in Europe.

Que nous apprend l’étude ? D’abord, que les Français exercent en moyenne près de cinq heures supplémentaires par semaine non rémunérées. Les professionnels de tous les secteurs ne sont cependant pas logés à la même enseigne.

Crédit ADP

Tandis que dans la santé, le commerce, la restauration et les loisirs, le pourcentage de salariés effectuant régulièrement au moins cinq heures non rémunérées hebdomadaires tourne autour de 27%, il est bien plus élevé dans le secteur de l’architecture et du bâtiment (59,3%) ainsi que dans l’éducation (52,9%) Le secteur de l’informatique et des télécommunications se classe sur la 3e marche du podium avec 52,7% de personnes effectuant ce nombre d’heures supp’ à l’oeil.

Le secteur grimpe même à la deuxième place si l’on étudie la population de personnes effectuant plus de 10 heures supplémentaires par semaine. Dans l’IT / télécoms, il s’élève en effet à 21,50%, bien devant la santé (5.9%), le secteur commerce/média/marketing (9,7%) ou encore l’industrie (12,1%).

La région parisienne et le Sud dans le haut du classement

On observe également des disparités au sein des régions étudiées. “C’est en région parisienne que les salariés déclarent faire le plus d’heures de travail non rémunérées. Mais c’est dans le Sud est que les travailleurs font plus de 10 heures supplémentaires (14%)” note ADP.

Les résultats varient également significativement selon l’âge des personnes sondées. 7% de la génération Z (16 à 24 ans) effectueraient plus de dix d’heures supp’ non rémunérées par semaine contre plus du double chez leurs aînés de la génération Y (16% des 25 -34 ans).