Test de transport d’organe réussi pour un drone

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Par Olivier le

Malgré le vif intérêt que ce marché suscite, la livraison par drones n’en est toujours qu’à ses balbutiements : les tests se multiplient partout dans le monde, mais il n’est pas encore question de laisser ces machines volantes distribuer n’importe quoi dans les milieux urbains.

Fin avril, un drone a transporté un rein depuis un parking de Baltimore vers l’hôpital de l’Université du Maryland. La mission a été réussie, au grand soulagement de l’équipe médicale… et du malade, bien évidemment, qui attendait sa transplantation.

Cas exceptionnel

La démonstration de cette livraison par drone bien particulière est un succès. L’opération illustre le potentiel du transport aérien d’organes par des appareils volants sans pilote embarqué (un opérateur humain au sol reste indispensable pour le pilotage du drone). Selon l’Université, « dans bien des cas », ce système de transport peut être « plus rapide, plus sécurisé » et sa disponibilité « meilleure que les méthodes de transport traditionnels ».

Néanmoins, la généralisation de la livraison d’organes ou de poches de sang par drones n’est pas encore pour tout de suite. L’expérience menée par cet hôpital a tout de même nécessité la fermeture temporaire de toute circulation routière sur les 4,5 kilomètres du parcours du drone. Il fallait éviter un accident malheureux, au cas où l’engin volant s’écrase à terre.

Si le transport d’organes semble tout indiqué pour bénéficier d’un assouplissement de la réglementation du survol en milieu urbain, on n’imagine pas devoir bloquer tout le trafic automobile pour les drones transportant des commandes Amazon, par exemple. Or, sans des règles plus flexibles, cette activité ne décollera pas, c’est le cas de le dire.