5G : Iliad (Free) prévoit un ambitieux plan quinquennal avec Odyssée 2024

Malgré une année 2018 décevante, marquée notamment par de “mauvaises performances commerciales, un manque d’anticipation et des retards d’adaptation”, le groupe Iliad, propriétaire de Free, entend bien remonter la pente en 2019, avec un ambitieux projet baptisé Odyssée 2024.

Crédits Cyril Chigot

Les initiatives lancées par Iliad et Free en juin dernier commencent enfin à porter leurs fruits. C’est en tout cas ce qu’a récemment annoncé le groupe par le biais d’un long communiqué de presse, destiné à évoquer le futur du groupe. Après une année 2018 compliquée, les résultats du premier trimestre 2019 semblent désormais bien engagés. Le groupe a d’ailleurs annoncé officiellement le lancement de son projet Odyssée 2024, destiné à renforcer sa présence sur le marché du très haut débit, notamment en France et en Italie.

“Le plan Odyssée 2024 ouvre un nouveau cycle de croissance et d’innovation reposant sur un renforcement de la présence du groupe sur le marché de la fibre, une montée en puissance sur les réseaux 4G et 5G” – Communiqué Iliad

Quatre axes de progression

Fort de son positionnement de “premier opérateur alternatif FTTH (Fiber to the Home) en France”, Iliad et Free espèrent ainsi avoir une forte croissance sur le territoire français d’ici quelques années, notamment en développant le marché de la fibre et du très haut débit. 30 millions de prises destinées à accueillir un câble optique sont ainsi attendues d’ici 2024, pour quelques 4,5 millions d’abonnés prévus sur l’ensemble du territoire français. Autre cheval de bataille du groupe de Xavier Niel, le déploiement du réseau 4G et 5G en France, avec une prévision de 80% d’abonnés mobiles sur le forfait Free 4G illimité d’ici 2024.

Le marché des entreprises aussi constitue un défi pour Iliad, qui veut développer “des infrastructures d’envergure nationale, et le développement d’offres d’accès et de services innovants et compétitifs”. Enfin, le groupe espère aussi s’implanter durablement en Italie d’ici cinq ans, avec un chiffre d’affaires prévisionnel d’au moins 1,5 milliard d’euros à long terme.