Un émouvant documentaire dévoile le difficile développement de God of War

Jeux-Video

Par Henri le

Sony vient de publier un documentaire nommé « Rising Kratos » sur sa chaîne Youtube. Ce dernier permet de découvrir le travail et les sacrifices de l’équipe du studio.

L’industrie du jeu vidéo peut-être particulièrement cruelle, et soulève souvent des polémiques quant à la pression mise sur les épaules de développeurs. C’est notamment le cas lorsque la sortie d’un titre attendu approche, comme on a pu le voir avec Red Dead Redemption 2.

Le développement de God of War fut lui aussi laborieux et Sony a décidé de publier un documentaire de près de deux heures pour mettre en lumière le superbe travail du studio Santa Monica (notre critique du jeu ici). Baptisé « Rising Kratos », il laisse entrevoir les coulisses de cinq ans de travail.

Ce dernier permet de découvrir la genèse du jeu en passant par les phases de préproduction, mais aussi les réunions afin de décider de l’orientation générale de ce nouvel opus. La saga a en effet pris un risque en abandonnant le gameplay qui l’avait rendu célèbre et en opérant un reboot complet. Cela a pourtant payé puisque, même face à l’ogre Rockstar, God of War a gagné le titre de jeu de l’année et de nombreuses autres récompenses aux Game Awards, au BAFTA et à la Game Developers Conference.

Le documentaire prend le parti de tout montrer et n’évite pas quelques moments d’émotion. On peut par exemple apercevoir Cory Balrog, le directeur du studio, fondre en larme lorsque les premières (excellentes) notes tombent sur Metacritic.

Christopher Judge, le doubleur de Kratos.

C’est également le cas pour Christopher Judge, qui double la voix de Kratos. Dans une poignante interview, il explique que la thématique de la parentalité décrite dans le jeu a fait écho à son propre exemple. Il n’a en effet pas pu beaucoup voir ses enfants durant le tournage et a tenu à s’excuser auprès de ces derniers. Il ne semble d’ailleurs pas être le seul.

« Cette performance est une lettre d’amour à mes enfants… Mais c’est aussi une lettre d’excuse. »

Cette initiative est bienvenue et met en lumière l’harassant travail des travailleurs de l’ombre, qui passent des centaines d’heures à peaufiner un produit censé nous amuser. Qu’ils se rassurent, c’est le cas !