États-Unis : Un étudiant interdit de visa à cause des publications Facebook de ses amis

Sécurité

Par Amandine Jonniaux le

Un étudiant palestinien originaire du Liban s’est récemment vu refuser l’entrée aux États-Unis à cause des publications Facebook de ses amis. 

Crédits Pete Linforth via Pixabay CC

Ce n’est pas une nouveauté, l’activité d’un utilisateur sur Facebook peut lui attirer pas mal d’ennui. Qu’il s’agisse de conflits avec son employeur, ou avec les autorités, les exemples sont nombreux. Pourtant, on savait moins que les activités de ses amis sur le réseau social entraient aussi en compte. Récemment, c’est un étudiant palestinien originaire du Liban qui en a fait les frais, en se voyant refuser l’entrée sur le territoire américain. À 17 ans, le jeune homme s’apprêtait à commencer son parcours universitaire à Harvard, quand un agent de sécurité de l’aéroport de Boston lui a signifié “avoir trouvé des personnes affichant des points de vue politiques opposés aux États-Unis” dans sa liste d’amis Facebook. Selon le site de Capital, qui relayait l’information du Harvard Crimson, des messages WhatsApp seraient notamment concernés, mais le détail des contenus litigieux en question n’a pas été explicité par les autorités. Malgré les contestations de l’étudiant qui a assuré n’avoir aucun lien avec les messages en question, le service des douanes et de la protection des frontières a pris la décision d’annuler son visa, et de l’expulser sans préavis. 

De retour au Liban, Ismail B. Ajjawi n’entend pas en rester là. Les mésaventures du jeune homme ont été relayées dans plusieurs médias américains, et des associations de défense des droits de l’homme se sont emparées de l’affaire, expliquant notamment au New York Times : “Les allégations d’Ajjawi, si elles sont exactes, représentent une menace pour la liberté académique, une menace qui devrait être prise au sérieux par ceux qui se soucient de la protection des libertés d’expression aux États-Unis”. De son côté, l’université d’Harvard qui devait accueillir l’étudiant à partir du 3 septembre a déclaré être en contact avec lui et les autorités pour permettre à ce dernier de rejoindre le campus dans les plus brefs délais. Pour rappel, les voyageurs voulant entrer aux États-Unis ont théoriquement pour obligation de communiquer aux autorités de nombreuses informations sur les réseaux sociaux fréquentés au cours des cinq dernières années. 

Source: Capital