
Cet été, vingt-deux femmes ont porté plainte contre Girls Do Porn car elles estiment avoir été leurrées concernant le canal de diffusion des vidéos. Connu pour mettre en scène des vidéos pornographiques montrant des femmes – et pas des actrices pornographiques – recherchant un complément de salaire, Girls Do Porn devait initialement faire l’objet de séquence au format DVD en Australie, avant de prendre de l’ampleur et finir sur Pornhub. Hélas, ceci n’était, semble-t-il, pas du tout inclus dans le deal passé par ces femmes avec la société, et le phénomène a immédiatement entrainé une médiatisation bien plus importante et conduit ces femmes à être exposé à grande échelle sur le site leader de la pornographie.
L’affaire a connu de multiples rebondissements au cours des derniers mois, jusqu’à prendre de l’ampleur. Résultat, plusieurs membres de la société sont accusés d’avoir organisé un trafic sexuel en bande organisée. On retrouve parmi les accusés Michael Pratt, propriétaire de la firme, Matthew Wolfe, vidéaste en chef, Valérie Moser, assistante administrative, ainsi que Ruben « Andre » Garcia, l’acteur principal dont on ne voit jamais le visage (mais tout le reste, si).
Pire encore, puisque le propriétaire de la firme serait en fuite depuis septembre, et que l’entreprise est également accusée d’avoir poursuivi ses activités malgré le procès en cours. Les accusés encourent une peine d’emprisonnement à perpétuité et une amende de 250 000 dollars. Notons tout de même que les vidéos de Girls Do Porn sont toujours accessibles sur Pornhub, et culminent pour la plupart à plusieurs millions de vues.
