Les premières critiques des séries d’Apple TV+ ne sont pas dithyrambiques

Apple

Par Felix Gouty le

En amont du lancement le 1er novembre de la nouvelle plate-forme SVOD d’Apple, plusieurs médias américains ont pu regarder les premières séries originales.

Le 1er novembre, seulement quelques jours avant le lancement américain de Disney+, la plate-forme SVOD de la marque à la pomme, Apple TV+, sera disponible dans une centaine de pays à travers le monde. Elle proposera d’emblée trois premières grandes séries originales : See, For All Manking et The Morning Show. Plusieurs médias américains ont déjà eu l’opportunité de les regarder et de les critiquer.

See

« See ne se rapproche pas encore d’une bonne série, affirme l’Hollywood Reporter, mais elle en fait juste assez pour vous faire croire que dans les bonnes circonstances, il pourrait y avoir une bonne série qui se cache là-dessous, éventuellement. » See raconte l’histoire d’un peuple, mené par Jason Momoa (Aquaman, Game of Thrones), évoluant dans un monde où l’ensemble de l’humanité est aveugle – sauf deux jumeaux nouveaux-nés. L’intrigue, imaginée par Steven Knight, le showrunner de la série britannique Peaky Blinders sur Netflix, se déroule dans un futur lointain où l’espèce humaine semble être revenue sur ses pas, vers un mode de vie plus primaire. D’après Varitey, il est « difficile de savoir ce que See apporte d’entrée de jeu à l’ère des plate-formes de streaming, peut-être Jason Momoa ou le simple fait de l’existence d’un projet de fantasy. Mais ça ne donne pas l’impression d’un filtre de qualité. »

For All Mankind

Alors que la NASA tente de rattraper son retard en termes de parité hommes-femmes au sein de ses astronautes, Ronald D. Moore (Battlestar Galactica) imagine avec For All Mankind une uchronie où l’URSS aurait remporté la course à l’espace. En difficulté, son concurrent américain tente alors d’envoyer la première femme sur la Lune pour reprendre le dessus. Si Variety juge la série, menée à l’écran par Joel Kinnaman (Altered Carbon, RoboCop), de « plus forte proposition originale de la plate-forme », IndieWire, quant à lui, n’est pas de cet avis : « cette réinvention d’une course à l’espace sans fin fait les choix les moins intéressants en matière de narration sur beaucoup de points cruciaux ».

The Morning Show

Enfin, après la fantasy futuriste et l’uchronie, Apple TV+ présentera avec The Morning Show sa première comédie dramatique classique. Jennifer Anniston (Friends, Comment tuer son boss ?) y incarne une présentatrice laissée seule en charge d’une matinale américaine suite un scandale impliquant l’autre présentateur de l’émission. Portée par Kerry Erhin, « showrunneuse » primée aux Emmys pour sa série Les Années coup de cœur, The Morning Show est principalement jugée trop confuse dans son traitement des thèmes socio-politiques qu’elle soulève. « Reese Witherspoon (Big Little Lies, Wild) et Jennifer Aniston ne peuvent pas sauver ce raté politiquement confus, sous-évalué et décevant », déclare Variety. A l’inverse, Collider estime que malgré quelques échecs « elle aborde #MeToo avec complexité, refusant de tracer des lignes noires ou blanches, mais en se complaisant à explorer la zone grise dans laquelle nous vivons tous. »

Si vous souhaitez consulter davantage de critiques US sur ces trois séries Apple TV+, Écran Large en a fait une compilation très complète. Rappelons que ces dernières seront accompagnées par Dickinson, une comédie historique, dès le 1er novembre sur Apple TV+.