Porno : Macron accorde 6 mois aux opérateurs pour installer un contrôle parental par défaut

politique

Par Remi Lou le

À l’occasion d’un discours à l’Unesco, Emmanuel Macron a indiqué une série de mesures pour protéger les plus jeunes de la pornographie en ligne. Le chef de l’État va accorder six mois aux fournisseurs d’accès à internet pour trouver des « solutions robustes ».

Sexe Banane

« On n’emmène pas un enfant dans un sex-shop à treize ans » a martelé Emmanuel Macron en introduction de son discours à la journée internationale des droits de l’enfant de l’Unesco. Treize ans, c’est notamment l’âge moyen durant lequel les enfants sont exposés pour la toute première fois à des images pornographiques, un âge en baisse notamment à cause de la facilité avec laquelle les plus jeunes peuvent se procurer ce type de contenu en ligne.

Pour le chef de l’État, l’espace numérique ne doit pas échapper à « l’ordre public », et « il faut permettre aux parents de reprendre davantage la main, avec un contrôle parental par défaut pour garantir son application ». Pour Emmanuel Macron, les contrôles à l’entrée des sites pornographiques sont trop faibles pour empêcher les mineurs de s’y engouffrer, c’est pourquoi il compte faire figurer dans le code pénal que la déclaration de son âge en ligne n’est pas une « protection suffisante » et souhaite mettre en place un nouveau processus de vérification qui permettra d’attester de l’âge véritable de l’internaute, même s’il n’a pas précisé les détails techniques de cette mesure. Les sites qui ne mettront pas en place cette mesure s’exposent à des sanctions, et pourraient être bloqués par des juges, a précisé le chef de l’exécutif.

Mais plutôt que d’imposer une solution toute faite, le président de la République va laisser le choix aux fournisseurs d’accès à internet de proposer des « solutions robustes » afin de limiter l’afflux de mineurs sur les sites pornographiques. Le chef de l’État leur donne « six mois » afin de proposer des solutions viables. Emmanuel Macron part également à la chasse à la pédopornographie et a indiqué vouloir durcir les sanctions à l’égard de ceux qui consultent des images de ce type : rallongement des peines jusqu’à cinq ans, fichage systématique mais aussi interdiction pour celui/celle qui a consulté des images pédopornographiques de travailler avec des enfants.