Cerveau : les zones liées aux mauvais rêves ont été identifiées

Science

Par Felix Gouty le

Quand vous lisez une nouvelle de H.P. Lovecraft ou regardez un film adapté d’un roman de Stephen King et qu’ensuite, la nuit, vous faites des cauchemars, quatre zones du cerveau s’allument. Mais ne vous inquiétez pas, c’est pour votre bien !

Les cauchemars sont situés dans des endroits particuliers du cerveau.

Les cauchemars ne peuvent plus se cacher maintenant ! Des chercheurs de l’université de Genève, en Suisse, sont non seulement parvenus à identifier les zones du cerveau liées aux mauvais rêves mais aussi à mieux cerner leur utilité. Dans leur étude publiée récemment dans Human Brain Mapping, ils détaillent leur méthodologie. Dans un premier temps, ils ont observé l’activité électrique cérébrale de 18 personnes durant leur sommeil en leur collant plus de 250 électrodes sur le crâne. Les dormeurs étaient régulièrement réveillés en pleine nuit pour raconter le contenu de leurs rêves et évaluer – lorsque ces derniers étaient mauvais – leur sensation de peur. En corrélant les relevés électriques avec les témoignages, les chercheurs ont pu identifier deux premières zones cérébrales liées aux mauvais rêves : le cortex insulaire, l’un des lobes profonds du cerveau, qui s’active lorsqu’un individu a peur ainsi que le cortex cingulaire, à l’avant du cerveau, responsable des réflexes moteurs liés au danger. Dans un second temps, les scientifiques ont demandé à 89 autres personnes de noter scrupuleusement le contenu de leurs songes au quotidien pendant une semaine. Par la suite, ils ont effectué à chacun des scans IRM de leur cerveau pour observer leurs réactions face à des images associées à des émotions négatives et pour analyser l’influence des rêves sur l’activation de ces zones. En plus des cortex insulaire et cingulaire, les chercheurs ont constaté l’activation de deux autres zones : l’amygdale, centre de la reconnaissance émotionnelle, et le cortex préfrontal, lié au langage et au raisonnement.

Les neuroscientifiques suisses ont grâce à cela pu mieux déterminer le rôle de chacune de ses régions et l’impact que les mauvais rêves peuvent avoir sur leur fonctionnement. « Nous avons constaté que plus une personne avait ressenti de la peur dans ses rêves, moins l’insula, le cingulaire et l’amygdale étaient activés lorsque cette même personne était confrontée à des images négatives, indique la chercheuse Virginie Sterpenich à Sciences et avenir. L’activité du cortex préfrontal médial qui sert, à l’inverse, à inhiber l’amygdale en cas de peur augmenterait qui plus est proportionnellement à la quantité de rêves de peur. L’expérience de la peur pendant le sommeil constituerait donc une sorte d’entraînement aux situations de la vie réelle. Néanmoins, au-delà d’un certain seuil de peur, l’effet n’est plus positif : des formes exacerbées de mauvais rêves (cauchemars, terreurs nocturnes) perturbent en effet le sommeil et l’état psychologique de la personne dans la journée.

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